• Lupus

         Je ne peux vous dire avec précision ce qu’il s’est passé ce soir-là. Je me rappelle à peine, ce que ma mère me disait encore quelques minutes auparavant : « ma fille, quoi qu’il se passe je t’interdis d’ouvrir une porte dans le noir ! ». Pourtant cette nuit-là, l’orage était violent et me tenais éveillée. J’entendais ma sœur, Anna, pleurée silencieusement. Elle avait une peurs bleu du tonnerre. Et elle se mit à hurler. Paniquer je courus jusqu’à sa chambre. Et ouvris la porte, il faisait nuit ! Il faisait noir!!

    Epilogue

                      Je ne peux vous dire avec précision ce qu’il s’est passé ce soir-là. Je me rappelle à peine, ce que ma mère me disait encore quelques minutes auparavant : « ma fille quoi qu’il se passe je t’interdis d’ouvrir une porte dans le noir ! ». Pourtant cette nuit-là, l’orage était violent et me tenais éveillée. J’entendais ma sœur, Anna, pleurée silencieusement. Elle avait une peurs bleu du tonnerre. Et elle se mit à hurler. Paniquer, je courus jusqu’à sa chambre. Et ouvris la porte. Il faisait nuit !

         J’entendais ma sœur hurler d’effroi tandis que j’abaissais la poignée de la porte. Lorsque j’ouvris cette dernière, ma sœur n’était plus là. Ses cris avaient cessé. Elle avait disparu, comme si elle n’avait jamais exister. Ma mère arriva en courant, elle m'attrapa et m'extirpa de la pièce. Elle fut éclairer par le tonnerre et l'on vit une ombre. Ma mère paniquât et ferma la porte. J’eus pourtant le temps de voir son visage. Il me hante encore aujourd'hui. Je me souviendrais toujours de ces yeux. Lorsque ma mère racontât toute l'histoire à la police, ils ne la crurent évidemment pas. On parlait de la disparition d'Anna durant des semaines dans les journaux ainsi qu'à la télévision. Ma mère perdit son travail. Je me faisais de plus en plus harceler à l'école. Nous décidâmes de déménager à Val Claret en France dans une réserve naturelle. Nous habitons dans une petite maison en bordure de la ville. Pour ne pas dire en retrait. Nous travaillons toutes deux dans un chalet hôtel appelé L’Écrin. J'ai préférer arrêter mes études. Cela m'aurait trop fait penser à tous les harcèlements que j’avais subit.  Nous sommes le 21 Novembre 2017. Je m'appelle June Rockwood et ceci n'est que le début de mon histoire.

         Cela fait déjà cinq mois depuis la disparition d'Anna. Je n'arrête pas de penser à ce soir la. A ce qu'il ce serait passer si je n'avais pas ouvert cette fichu porte. Si j'avais allumé la lumière. Si j'avais écouté ma mère. Et, si ma mère n'avait pas fermé la porte. Cette ombre n'était pas notre ennemie. Elle n'en avait pas l'air. Je m'en veux toujours. Parfois je me demande pourquoi m'avait elle prévenu? Savait-elle ce qui allait ce passé? Cela ce serait-t-il déjà produit auparavant? Je n'ose poser ces questions autre part que dans ma tête. Ma mère ne veut surement pas en parler. Je ne souhaite pas lui faire de mal avec mes questions. Et moi? Pourquoi je n'arrête pas voir ses yeux? J'en fais même des cauchemars. Je me vois ouvrir cette porte, ma sœur criant de l'autre côté. Mais lorsque je l'ouvre, quelqu'un m'attire dans la pièce devenu un grand trou noir. Et quand je me réveille, elle est au pied de mon lit. Mais qui est-elle à la fin? Elle me fixe, ouvre la bouche et murmure quelque chose. Je ne comprends pas ce qu'elle dit! Jamais!! Je n’entends pas.

         Bon encore une chambre. Je les connais par cœur maintenant. Les murs sont principalement faite de bois. Les lits sont grands, moelleux et doux, aux motifs floraux. Il y a aussi de jolies lampes et des tableaux finissent les mures. Elles sont rustiquent, tous le contrèrent d'une grande ville. C'est ce que j'aime. J'entre dans la dernière salle de bain que je dois nettoyer. Qu'est ce qu'il ce passe? C'est quoi tout ce sang? Une main ce pose brusquement sur mon épaule. C'est ma mère. Je me retourne vers la salle de bain. Le sang a disparut. Je la regarde à nouveau, elle a un regard inquiet. Elle me demande si ça va?  Je lui réponds que oui. Je ne dois pas l'inquiétée. Mais qu'est ce que c'était? Je lui dis que je la rejoindrais quand j'aurais fini.  Elle sort de la chambre toujours angoisser. Je commence à nettoyer. Une lourde présence ce fait sentir derrière moi. Je ne veux pas me retourner. Je ne veux pas savoir. Une main ce pose  à nouveau sur mon épaule. Je ne bouge plus, j'ai bien trop peur. Je ferme les yeux. Je voudrais m'enfuir, mais mes jambes refusent de se mouvoir. Une voix. J’entends une voix. Je ne la connais pas. Alors comment sait-t-elle comment je m'appelle. J'ai peur! Quelqu'un!! N'importe qui!! Que quelqu'un m'aide, je vous en pris!!! La poigne ce resserra et je fus retourné d'un coup sec.

         Ces yeux! Les mêmes que dans mon souvenirs. Ces yeux d'une mystérieuse couleur d'ambres brune. Son expression fut troublée par les larmes qui coulaient le long de mon visage. Je n'ai pas compris pourquoi son expression fut aussi triste et inquiète à ce moment là. Mes larmes traduisaient la peur que je ressentais encore quelques minutes plus tôt. Je mettais inconsciemment accrocher à son avant bras. Je tentais de me calmer. Mais je ne pouvais quitter ses yeux. Ils m'envoutaient. Une fois calmé, il m'aida doucement à me relever. Mais lorsque je fus debout, le monde ce mit à tourner et c'est dans ces bras que je tombais. Mes yeux se scellèrent sans mon consentement. Je me senti aussi légère qu'une plume. C'était la première fois depuis bien longtemps. Cela me rappela l'époque où mon père me bordait lorsque je n'arrivais pas à m'endormir. Je me réveillais quelques heures plus tard dans ma chambre. Ma mère était à mon chevet. Elle me dit qu'elle m’avait trouvé endormie dans la lingerie de l'hôtel. Je racontais alors que je m'étais sentie mal et que j'avais surement du m'évanouir mais que j'allais bien à présent. Elle ce leva soulager, pour allez préparer le diner. J'étais encore vêtu de mes habilles de travaille. J'entendis un bruit de papier froisser venant de ma poche. Je sortis le dit papier. Et lus ce qu'il y avait de marquer: " Quaerens me, et ego in quodam loco ". Au moment où je lus cette phrase, je senti que tous ne faisait que commencer…                      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapitre 1:

    Qui cherche trouve

     

        

         Je ne comprenais toujours pas ce qui était écris. Je cherchais partout où je le pouvais afin de trouver rien qu’une réponse. Mais rien n’en sortais. Je n’avais pas internet, alors mes études étaient restreintes.  Il fallait que je trouve autre chose. Une bibliothèque peut-être ? Mais la seule qui était à proximité ce trouvait à vingt minutes de chez nous. Dans la ville voisine. Par chance ma mère avait congé et moi vacance pendant une semaine. Et comme je savais qu’elle voudrait allez en ville pour faire des courses. Je l’accompagnerais. Je marquais l’adresse de la médiathèque, rue de la face, 73150 Val-D’isère. Elle ouvrait à quinze heures, parfait.  Je m’étais coucher avec du baume au cœur. Je ne savais toujours pas pourquoi il était là ce soir là. Par conséquent je devais absolument le retrouver. Il m’avait offert une invitation. Je devais juste la comprendre. Lorsque je l’aurais comprises, plus rien ne m’arrêterais !

     

         Quinze heures ! Les portes s’ouvraient, c’était partie. Il y avait beaucoup de monde. J’étais à l’accueille. Je demandais à la secrétaire s’ils avaient des dictionnaires de latin. Elle me dévisagea puis me sourit. Premier étage, deuxième rangée à votre droite m’avait-t-elle affirmée. Je lui rendis son sourire et me dirigea vers les escaliers. Je montais les marches deux par deux tant j’étais excité. Deuxième rangée, voilà, c’est là. Voyons voir, je vais m’installer, je ne devrais pas prendre trop de temps. « a, f., n., indécl., [première lettre de l’alphabet] : Cic. Div. 1, 23 II abréviations diverses : A. = Aulus [prénom] II = antiquo, je rejette [la proposition sur les bulletins de vote dans les comicesII = absolvo, j’absous [sur les bulletins des juges]. Oh la, ca va prendre plus de temps que prévu.

     

         Je n’y comprends rien. Je soupire tellement fort, que mes voisins de table rigoles. Je baisse les yeux, embarrassée. Je tente de me concentrer mais rien n’y fait. Je me gratte la tête. Je les entendis se lever et se mettre à ma hauteur. Ils demandèrent si j’ai besoin d’aide. Ils avaient l’air gentil. Je leur demandais s’ils si connaissaient en latin. Et il se trouve que j’avais bien fait de venir, puisque qu’ils suivaient tous les deux des cours de Latin à Chambéry. Elle, s’appelait Félicie Becker 24 ans, belle et intelligente. Elle avait des cheveux ondulés auburn aux reflets rouges qui habillaient son long visage. Ses yeux étaient  grands, ronds et de couleurs noisettes. Sa voix était apaisante et clair. Elle sentait le lilas et le jasmin. Elle était grande et gracile. Lui, Robin Rousset 27 ans, svelte et tout aussi intelligent qu’elle. Il avait les cheveux cours et roux. Une barbe qui formait un collier sur son visage rond a la peau laiteuse. Quelques tâches de rousseur ornaient le bas de ses yeux vert. Il faisait une tête de plus que Félicie et était athlétique. Il sentait le cuir et le miel. Ils s’assirent tous deux à côtés de moi et me demandèrent ce que je souhaite savoir. Je leur montrai l’inscription. Ils réfléchissaient tous deux et commencèrent à m’expliquer. Après quelques minutes où je comprenais tous ; dieu soit loué ; ils arrivèrent à lire : « Cherche moi, je suis là quelque part ». J’éclatais de rire. Ils se regardaient, incrédules. Je m’excusais en essuyant une larme au coin de mon œil. Faut dire, c’était vachement précis ! Je leur avouais que quelqu’un que je cherchais m’avait laissé ce message. Ils se mirent à rires avec moi. Nous nous arrêtions quand un avions en papier vins ce posé sur mes notes prisent plus tôt. Je le dépliais et reconnu cette écriture. Je me levais et regardais dans la pièce. Mais ne le vis pas. Je me rassis. Il y avait marqué : 45º28'00.1"6º55'56.5"2252.  Mais qu’est ce que ca voulait bien pouvoir dire ? Nous nous regardions, dubitatif. On aurait dit des coordonnées.  

     

         J’ai alors compris le message. Il voulait que je le trouve ! Mais il n’allait pas me facilitée la tâche pour autant. Je les remerciais et leurs dit que je continuerais seule. Ils me regardèrent bizarrement et soutinrent tous deux qu’ils avaient du temps à perdre. Qu’ils étaient en « vacances ». J’avais des doutes ! Enfin bon, vu la lueur qui brillaient dans leurs yeux, ils me suivraient que je le veuille ou non ! Il se faisait malheureusement tard et je devais rentrée. Nous nous échangèrent nos numéros de téléphone. Et nous nous quittions avec un rendez vous pour le lendemain matin. Par chance, ils habitaient tous deux Le Lavachet. Une ville en amont de Tignes, à a peu près quinze minutes en vélo.

     

         Le lendemain matin à huit heures, nous nous retrouvions devants la cascade de Le Lavachet. La mère de Félicie était cartographe et professeur de géographie. Elle lui avait donc demander conseille pour les coordonnées, et lui empruntas du matériel. Une boussole, une carte et d’autres petites choses. Nous nous sommes alors mis en route. Au bout d’une bonne heure et demie de marche, nous arrivions aux coordonnées. Mais rien à l’horizon. Pourtant, de là où nous étions, la vu était splendide ! Il y avait un drôle d’oiseau qui attira mon attention de par son cri. Il volait au dessus de nous en rond. Comme ci nous étions ces prochaines proies. Il atterrissait à quelque pas de nous. Nous ne bougions plus, pour ne pas l’effrayer. Il portait quelque chose autour de son cou. Ce cristal ! C’est LUI qui le portait. Peut être est-ce cela le signe ! Je pris mon courage à deux mains et m’approcha doucement. Il ne bougeait pas d’une plume. Il n’avait pas peur peut-être. Lorsque je pris le cristal et lui retira du cou, il s’envolât. Ce n’était qu’un simple cristal. Nous nous regardions sans rien dire. Nous rentrions après trois heures de recherches infructueuse. Je les invitais chez moi en espérant qu’on pourrait trouver d’autres informations. C’est alors que je me suis rappelé de ce qu’un collègue passionner m’avais dit. Qu’il y avait un endroit où l’on pouvait trouver des cristaux de Quartz aussi purs. Il s’agissait du parc national voisin celui des Ecrins. Etrange coïncidence puisque le chalet où je travaillais portait le même nom ! On pouvait surtout les trouver à hautes altitudes à La Meije. L’un des sommets qui formait les Alpes. Nous regardions sur la carte de Félicie. C’était à environs deux cent kilomètre d’ici. Robin se proposât pour nous y emmener en voiture l’après-midi même. Nous y serions en trois heures environs.

     

         C’est donc à La Grave au pied du sommet que nous descendions. L’on prit trois petites heures pour gravir la montagne jusqu’au sommet. Une fois arrivés nous étions attentifs à tous ce qui nous entourait. C’est Robin qui remarquât une flèche gravé sur une pierre. Elle indiquait le bas de la pierre. Il y avait une petite fente former au pied de celle-ci. Assez petite pour y glisser une main. Félicie me tendit un lampe torche. Lorsque j’analysai la dite faille, je vis un papier plier. J’y mis ma main et je pus avec peine atteindre la feuille. Je réussi tous de même à la saisir du bout des doigts et la sortir. Je défis le papier et le lus à haute voix :

     

    «J’en compte 12  qui nous séparent,

    J’en chiffre 13 qui nous entourent.

    Celui où tu te tiens est le seul sur notre chemin,

    A être deuxième après la Barre.

    Deux possèdent des Adjectifs,

    Sept sont pourvu de noms tranchants.

    L’un arrondi les angles,

    Et quatre sont des noms élevés.

    Tous sont culminants,

    Mais aucuns ne dépense 4000.

    Trois nous encerclent dans un triangle de quatre,

    Dont l’un est en limite avec nos voisins.

    Je suis au bord d’une immensité,

    Dont en leur sein je prends source,

    D’un nom cornu je suis la traduction.

    Cherchez-moi.

    Trouvez-moi ! 

    Avant que je me noie !»

     

         Je dois avouée que nous n’avons rien compris. Et pourtant la réponse était sous notre nez. Au sens propre et figurer. Nous sommes redescendus épuiser à force de nous creuser les méninges. En arrivant près de l’office du tourisme, où Robin c’était garer, j’entendu deux personnes discuter entre elles. Elles disaient que La Meije était le deuxième sommet majeur des Écrins après la Barre des Ecrins. Et que celle-ci culmine à 4 102  mètres d’altitude. C’est là que je me suis demandé s’il ne parlait pas des sommets entre ici et Tignes.

     

         Nous montions dans la voiture de Robin et rentrions à Le Lavachet. Pendant la route Félicie et moi, cogitions sur l’énigme. Nous nous étions toutes deux assis à l’arrière. J’ai parlée à Félicie de ce que j’avais entendu un peu plus tôt ainsi que de mon idée. Elle traça alors une ligne en partant de Tignes, pour arriver à La Meije. Puis nous comptions les sommets se trouvant près de cette ligne. Et effectivement il y en avait douze qui séparaient les deux points. Et treize qui les entouraient. Comme l’indiquait la première phrase. Nous étions sur la bonne voie. La deuxième phrase était ce que j’avais entendu. La Meije était le deuxième point culminant. Les deux phrases suivantes indiquaient le début des noms des sommets. La cinquième, quant à elle, portait sur la hauteur des montagnes. Puisque celle-ci faisaient entre trois milles et quatre milles mètres d’altitudes. Ensuite la sixième énonçait un triangle de quatre. Trois massifs formaient un triangle où un autre sommet prenait place. Par la suite ce fut plus compliquer. Une immensité qui prenait source grâce à eux. Un point d’eau ! Mais lequel ? Il parlait de Tignes au début alors la seule immensité que nous connaissions était le Lac de Tignes. Mais quelle est ce nom cornu ? Robin pris la parole en annonçant « retort » ! Eh oui, en anglais « retort » signifie « cornue » ! Il parlait surement d’un endroit entre le Lac et la fin de la rivière. Seulement, à eux deux, il parcourait au moins quelques kilomètres. Mais nous avions oubliées la dernière phrase, « avant que je me noie ». La rivière était peut-être une fausse piste. Il fallait que nous cherchions dans le Lac ! Le Retort n’était pas assez profond ! Enfin, nous avions trouvez. Mais nous avions perdu une autre journée. Quand nous sommes arrivés à Le Lavachet il était déjà tard. Nous devions reprendre le lendemain.

     

         Je les remerciais, les saluaient et remontais sur mon vélo. J’allumais les lumières de celui-ci pendant que mes deux compères rentraient chez eux. Je me mis en routes. A peine deux minutes après mon départ, j’entendu un bruit étrange. Un hurlement ! Il n’était pas humain ! Ca ressemblait au hurlement d’un loup ! C’était proche ! Très proche ! Je m’arrêtais sur le côté, effrayée. J’observais les alentours. Je ne voyais rien. Il faisait trop noir ! Puis j’entendis un autre hurlement ! Bien plus proche ! En me retournant j’aperçus une meute ! Une meute de loup ! Ils étaient cinq ! Ils s’approchaient de moi ! Ils grognaient ! J’étais pétrifiée ! Je ne savais pas qu’il y avait des loups dans cette région ! Et encore moins qu’ils s’attaquaient aux hommes ! Tout à coup j’entendis un grognement derrière moi ! Mais celui-ci était différent. Je savais que je ne devais pas me retourner ! Je savais que c’était lui.

     

         Je continuais à regarder le sol. Je ne m’étais même pas aperçus que j’étais tombé. Ils soutenaient leurs grognements. J’eux la malencontreuse idée de lever les yeux. Ils se mirent à courir vers moi. Je fus prise de panique, alors qu’il sauta devant moi ! Comme pour me protéger. Les loups s’arrêtèrent face à lui. Quant tout à coup, ils se mirent à parler. « Pourquoi protège-tu cette vulgaire humaine ? » Demanda l’un des loups. « Tu le sais très bien. » Lui répondit-t-il. Ils continuèrent à parler pendant quelques minutes. Pendant ce temps, j’essayais de comprendre, pourquoi je comprenais tous ce qu’ils disaient. Je repris mes esprits au moment ou l’un des loups, surement leur chef, s’exclama. « Très bien fait ce que tu veux. Mais n’oublie pas, les traitres dans ton genre, ne sont à l’abri nulle part. » Les loups tournèrent les talons et s’en allèrent  rapidement.

     

         Il se tourna vers moi et s’excusât. Je le regardais, confuse. Qu’est-ce-qui me disais que je pouvais lui faire confiance après tout ? Il dut entendre mes penser car il me dit d’un air assurer « tu peux me faire confiance ». Je le regardais toujours aussi choquée. Et j’osai lui demander comment cela ce faisait-t-il que je pouvais comprendre ce qu’il disait ? Il me regarda d’un air satisfait, s’approcha et me dit « tu y es presque. Quand tu m’auras trouvée, je te dirais tout. » Et sur ces mots il s’éclipsa. Je restais la, comme frapper en plein cœur. Pourquoi est-ce-que je trouvais ca voix aussi belle ? Pourquoi ces yeux d’ambre m’envoutaient autant ? Je me redressais après quelques minutes. Et je repris rapidement ma route. Lorsque j’arrivais, ma mère me posait plein de questions sur mon retard. Mais je ne répondis que vaguement à celles-ci. Je retournais dans ma chambre après avoir rapidement dîner. Et m’endormis presque aussitôt, épuiser.

     

         Le lendemain, c’est une demi-heure en avance que j’arrivais au Lac. Complètement surexcitée par les péripéties de la veille. Je commençais à analyser les alentours lorsque j’aperçus Robin et Félicie. Nous nous connaissions depuis moins d’une semaine. Mais c’étais comme ci je les connaissais depuis toujours. Nous débutions par l’embouchure Ouest du lac. Là où le lac devenait ruisseau et rencontrait le Lac du Chevril. Nous pouvions chercher sans problème puisque nous avions pieds. A cette époque de l’année, l’eau nous arrivait facilement aux genoux. Mais je me fichais de devoir me mouiller. Je voulais plus que tout trouver le prochain indice. Nous avions passées bien une demi-heure à racler le fond, quand j’aperçu quelque chose qui brillait. Je m’approchais du bord pour voir ce qu’était cet éclat. Il y avait une motte d’Androsace. Ces fleurs étaient magnifiques et rares. Je les adorais. Quand j’écartais les feuilles et les fleurs, j’aperçus un cristal. Le sien ! J’avais dû le faire tombée pendant l’incident ! Il y avait un numéro écrit dessus au feutre. 25 ! C’était le numéro de la chambre que j’avais nettoyé lorsque nous nous sommes revus la première fois. C’était également dans cette chambre que l’on avait demandé à ma mère où trouver des Androsace. Cela ne pouvait n’être que du hasard !

     

         Je me levai d’un coup sec et couru le kilomètre qui nous séparait de l’hôtel. Robin et Félicie me suivirent sans posez de questions, ils avaient compris que j’avais trouvée l’indice. Je m’arrêtais devant le chalet et repris mon souffle. Ils avaient eus le temps de me rattraper. Félicie me tendis mes chaussures. Mince, je les avais oubliées celle-là !  Je les enfilais rapidement. J’étais très excitée de le revoir. Pourvu que cela est été le dernier indice.

     

         Nous entrions avec calme et saluions les employés ainsi que les clients. Nous arrivions hâtivement à l’accueil, où l’hôtesse nous salua joyeusement. Je lui demandais si la chambre 25 était toujours occuper. Elle me répondu que oui et ajouta un « pourquoi ? ». Je la sollicitais alors de téléphoner au pensionnaire de la chambre pour lui dire que nous avions trouvés quelque chose qui lui appartenait.  Elle accepta avec un sourire. Elle composât le numéro de la chambre et attendis que l’on décroche. Elle salua le pensionnaire, Monsieur Volk. Elle lui racontât ce qu’il ce passait, et raccrochât. Elle nous regardât et nous priât de rejoindre Monsieur Volk dans sa chambre. Il tenait apparemment à nous remercier lui-même. Nous gravissions les escaliers un part un avec traque. Nous arrivions devant la porte de la fameuse chambre. Mes mains tremblaient. Et s’il était différent de ce que j’imaginais ? Bien sûr qu’il le serait. Je ne le connaissais pas après tout ! Et puis un millions de questions on parcourut mon esprit pendant ces quelques secondes. Qu’attendait-t-il de moi ? Pourquoi moi ? Pourquoi tous ces mystères ? Ma mains étais en suspend devant la sonnette de la chambre. Félicie poussa le bouton. Je  ne bougeais plus. Je ne savais pas quoi faire. La porte s’ouvrit.

     

         Je levais les yeux sur lui. Ces yeux ! Encore ! Je le dévisageai un instant. Ces cheveux étaient noirs de jais. Seul une mèche à l’avant de son visage était grise, presque argentée. Cela faisait ressortir ses yeux aux couleurs de l’ambre brune, tellement perçant et brillant. Ces lèvres étaient fines et un sourire taquin y était encrer. Une barbe tailler en bouc déguisait son menton. Sa peau était blanche, lisse, seule une cicatrice s’attachait au coin de sa bouche. Comme les traces d’une griffure de loup, sûrement ancienne. Il était grand et musclé, de ce que je pouvais voir. Il avait une posture confiante, une main sur son bassin et l’autre contre le chambranle de la porte. Il nous invitât à entrées et ce dégageât, dos contre l’encadrement afin de nous laisser passer. Sa voix était grave, éclatante et chaude. J’étais tellement perdu dans mes pensées, que Félicie dût me pousser pour me faire entrée. Robin et elle rigolèrent de concert.  Qu’est-ce-que j’y pouvais, moi, s’il me captivait autant ? En passant à côtés de lui je sentis son odeur. Ce n’était pas du parfum. C’était une odeur de forêt, de bois et d’herbes. C’était apaisant et agréable. Il entrât et fermât la porte. Je lui tendis très nerveusement le cristal. Il le prit et me le mit autour du cou. Je rougis lorsque ses mains brûlantes rencontrèrent la peau nue de ma nuque. Il nous demandât de nous installer, ce que nous fîmes.

     

         Il me demandât par quoi il devait commencer ? Je regardais mes deux compères, sérieuse. Je ne savais pas vraiment par où commencer. Robin pris la parole, confiant et lui demandât de se présenter. Il ricanât doucement, et s’excusât. Il s’appelait, Elias Volk et il avait 27 ans. Il se présentât en tant que mon garde du corps. J’étais confuse. Garde du corps ? Pourquoi en aurai-je besoins ? Il me rappela alors les événements de la veille. Félicie et Robin me questionnèrent. Je ne leurs avaient rien dit de peur de les inquiétés. J’étais obligée de leurs dires maintenant. Je leurs racontaient notre péripétie et je pouvais voir l’affolement les gagner. Je tentais de les rassurés comme je le pouvais. Il reprit la parole quand j’eus terminée de parler. Il me dit que d’autres meutes allaient certainement venir pour moi. Il ajoutât que lui aussi était surveillé et que c’était pour cela qu’il ne m’avait pas directement contacté. Pourquoi moi ? « A cause de ton père ! » me répondit-t-il. Qu’est-ce-que mon père avait à voir la dedans ? Il m’annonçât alors que mon père ainsi que ma sœur étaient toujours vivants.  J’étais heureuse, choquée, surprise, confuse et j’avais envie de pleurée.

     

         Je les pensais morts, même si j’espérais le contraire. Mais pourquoi n’étaient-t-ils pas revenus vers nous ? Il m’expliquât qu’ils ne le pouvaient pas, même s’ils le voulaient. Mon père, ma sœur et moi-même étions des loups-garous. Félicie et Robin se mirent à rirent. Mais je restais silencieuse. Ils se turent lorsqu’ils le constatèrent. Etait-ce pour cela que je pouvais comprendre ce que vous disiez lorsque vous étiez sous votre forme de loup la nuit dernière ? Un énorme « QUOI? » résonnât dans la pièce, lancer par nos deux amis. « Comment ca ? Vous êtes aussi un loup-garou ? » demandèrent-t-ils. Il acquiesçât d’un signe de tête. Les gènes des loups-garous, se transmettaient de génération et génération, ou par transmission physique. A chaque génération, le loup devenait plus fort. C’était pourquoi certaines meutes voulaient ma mort. Il serait plus facile pour eux de m’éliminer avant ma première transformation.

     

         La nuit où ma sœur avait disparût, c’était mon père qui était venu la cherchée. Si elle avait criée c’était parce qu’elle ne s’attendait pas à tomber nez-à-nez avec un loup ! Mais pourquoi n’était-t-il pas venu nous cherchées, ma mère et moi aussi?  Parce que ma sœur avait été repérer, contrairement à moi ! Aucun de mes atouts de loup ne c’était encore manifester à l’époque! Mais je courrais à présent un trop grand danger ici. Il me demandât de partir avec lui. Seulement, je ne pouvais pas laisser ma mère et mes amis en sachant que quelqu’un me traquais. Ils pourraient leurs faire du mal et je ne voulais pas ca. Il me dit qu’il y avait une solution ! Les transformer eux aussi! Une simple griffure, comme celle qu’il portait au visage. Je ne pouvais prendre cette décision pour eux. Mais autre chose me trottait dans la tête à ce moment là. Je voulais  lui poser une autre question. Pourquoi me faisait-t-il autant d’effet. Mais rien ne sortis de ma bouche. Je ne pouvais pas lui demander ca, quand même. Je me mis à rougir en y pensant. Il notât le rouge de mes joues et me demandât s’il m’attirait. Je déglutis difficilement, et me mis à rougir de plus belle.

     

         Il me reposât la question, mais je ne pus lui répondre. Le rouge jusqu’aux oreilles. Il pouffât de rire, en disant que peut-être que mes caractéristiques de loup commençaient à sortir en fin de compte. Félicie et Robin se mirent à rire avec lui. Je ne compris pas pourquoi. Ils s’arrêtèrent tous deux et m’expliquèrent que c’était actuellement la saison des amours chez les loups. Et en plus ils se moquaient de moi ! Il s’arrêtât à son tour et dit que c’était sûrement dût au fait que c’était le premier loup que je croisais. De plus les loups, même transformé, dégageaient une odeur pour ce reconnaitre entre eux. Cela irait mieux quand je m’y serais habituée. Félicie regardât sa montre et s’exclamât qu’ils devaient partir. Nous nous levions et nous dirigions vers la porte. Elias m’attrapas le poignet et me tirât contre lui. Ses lèvres étaient chaudes. Il m’embrassait ! Nous nous séparions, à contre cœur pour moi. Je rouvris les yeux. Quand les avais-je fermer ? Il venait de me voler mon premier baiser !! Non mais, il se croît vraiment tous permis ! Son petit sourire satisfait ! Je lui arracherais du visage un de ces jours. Mon cœur me brulait par sa faute. Je sortis de la chambre, en ébullition.

     

         Je dévalais les escaliers deux par deux. L’hôtesse d’accueil me demandât si cela c’était bien passer. Je la regardais du coin de l’œil. Mais de quoi elle se mêlait celle là ? Non ca n’allais pas ! Je venais d’apprendre que mon père et ma sœur étaient toujours en vie, que c’étaient des loups-garous, que j’en étais un moi aussi, que des gens que je ne connaissais même pas voulais me tuer, que je devais encore tous laisser derrière moi et partir, que j’étais en chaleur fasse à un individu des plus détestables et qu’il venait de me voler mon premier baiser. La liste était assez longue ?

     

         Lorsque je sortis de l’hôtel, j’entendis une explosion. Félicie, Robin et Elias descendirent hâtivement pour me rejoindre. L’explosion était proche de chez moi. A cette heure-ci ma mère préparait le déjeuner. Je courus aussi vite que possible vers le lieu de la détonation. Lorsque j’arrivais la police était là avec les pompiers. C’était ma maison, notre maison. Je m’approchai le plus possible. Un policier voulus m’en empêcher alors je l’assommais. Ma mère était là quelque part. Je vis un pompier sortir avec ma mère dans ses bras. Je courus vers elle. Il la posât par terre. Il s’excusât. Non ! Non !! C’était un cauchemar !!! Je la secouais en espérant qu’elle se réveille. Je ne pouvais m’empêcher de pleurer. Elias me prit dans ses bras ! Nous devions partir ! Tous de suite ! Tous les quatre ! Ce n’était pas un accident ! Il nous ramenât à l’hôtel, payât sa chambre, et allât récupérer ses affaires. J’étais effondré, mon visage n’exprimais plus rien, mes yeux étaient vides. Félicie et Robin ne savaient pas quoi faire. A son retour il donnât son sac à Robin et me portât. Je m’accrochais à sa chemise, comme si ma vie en dépendait. Nous n’avions plus le choix à présent ! Nous devions fuir !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapitre 2 :

    Fuit et tu vivras

     

     

     

              Nous avions courus aussi vite que possible. Robin, Félicie, Elias et moi. Nous n’étions plus en sécurités ici. Nous devions fuir ! Elias me tenais toujours dans ses bras. Je n’avais plus le choix à présent. Nous arrivions à la voiture de Robin. Il ouvrit le coffre et y fourrât sommairement le sac d’Elias. Félicie était déjà assise et attachée. Elias, quant à lui, m’aidait à rentrée dans la voiture et à m’attachée. Robin et Elias rentrèrent à leur tour. Robin regarda vers Elias et lui demandas où nous devions aller. Il lui dit d’allez jusqu’à Albertville. Il ne posât aucunes questions et démarrât la voiture. Félicie se tourna vers moi, me demandant si ca allait. Je ne répondis rien. Elias m’entoura d’un bras et m’ordonnât de me reposer. Félicie, silencieuse et inquiète, questionnât Elias sur notre destination. Il s’excusât auprès de Robin en lui disant qu’une fois arriver à Albertville, il faudrait abandonner la voiture. Robin le pardonnât et le conviât à continuer. Il leur dit alors que nous devions faire le reste de route à pieds pour éviter d’être trop vite repérer par les loups. Je lui demandai où nous allions. Il me répondit simplement, retrouvés mon père et ma sœur à Gérardmer. Il ajoutât que nous y serions en sécurités. Félicie fut étonner que nous devions allez aussi loin. Je m’en fichais je n’avais plus rien qui me retenais ici. Mais ce n’était pas leur cas.

     

         Nous arrivions après une heure et demie de route à Albertville. Nous descendions de la voiture et la laissions à une station service. Robin récupéras le sac dans le coffre, ainsi que quelques affaires qu’il y avait gardé. C’était avec peine que je tenais sur mes pieds. Félicie devait m’aider à avancer. Nous suivions Elias de près et arrivions devant un guichet de retrait. Il sortit une carte  bancaire de sa poche et retirât de l’argent. Nous entrions ensuite dans le magasin. Il nous demandât de remplir chacun un panier avec tous ceux que nous pouvions. Nous prîmes des boissons, des fruits, des sandwichs…et retournions à la caisse. La caissière passât nos articles en nous dévisageant. Nous les placions dans un vieux sac de sport de Robin. Elias payât et nous sortions rapidement. Nous continuions à  filer Elias. Nous nous arrêtions à la voiture et Félicie étala une carte de la région sur le capot. Il nous montrât le chemin que nous devions prendre. Nous devions passer nos nuits dans la forêt. C’était plus prudent jusqu’à notre arriver. Nous devions partir à présent. Nous avions perdus assez de temps comme ça. Prochaine destination : Annecy. C’était à, à peu près, onze heures de marches de là où nous étions actuellement. Nous avions traversés la ville et ne nous étions pas arrêter. Nous devions nous arrêter le moins possible.

     

         Nous traversions les villes et les villages sans tarder. Nous commencions à doucement arriver dans la montagne. Nous allions bientôt la traverser. Les routes devenaient de plus en plus dégrader jusqu’à devenir de simple sentier, puis parfois même des chemins. Au moins une heure après notre départ, nous quittions tous chemins existants. C’était un parcours de randonnée que nous faisions. Avec pour guide un loup-garou. C’était la seule chance que nous avions à ce moment là. Son flaire ainsi que sa connaissance des terrains, nous seraient d’une grande utilité. Nous faisions une pause de quelques minutes près d’un ruisseau pour reprendre notre souffle et nous rafraichir. On ne pouvait pas se permettre de réduire le rythme frénétique d’Elias. Pas pour le moment en tous cas. Je m’éloignais quelques instants du groupe. Mes sens étaient en éveillent. Je pouvais entendre tous ce qui m’entourait. Les oiseaux, les rongeurs, le vent dans les feuilles des arbres… C’était étrange ! Mais j’aimais ça ! Félicie me surveillais de loin. Je pouvais entendre sa respiration et ses battements de cœur, comme si mes oreilles étaient collées à sa poitrine. J’entendais Elias s’approché. Il m’y ses mains sur mes épaules, et me rassuras doucement. Me disant que tous ce passeraient bien.

     

         Nous avions passé le Col de l’Alpette en trois quart d’heure. Nous devions à présent redescendre. Direction Les Combes, une ville en aval de la montagne. Nous devions nous tenir aux arbres pour éviter de tomber. Le sol boueux était très glissant. Depuis notre départ, Elias était devant nous. A chaque bruit il se tendait pour se détendre quelques secondes plus tard. Il restait sur ses gardes et nous guidait. J’entendais beaucoup de choses moi aussi. Félicie glissa, et me tombât dessus. Elle se relevât rapidement en s’excusant. J’éclatais de rire et m’excusais à mon tour. Je ne m’y attendais pas vraiment. Elle sourit rassurée de me voir rire à nouveau, je suppose. Robin et Elias sourirent également. Je les avais tous inquiétés. Nous reprenions notre route. Nous arrivions enfin près de la ville. Elias nous demandât de rester prudents. Nous l’écoutions.

     

         Nous avions déjà passé quatre heures, à gravir la montagne. Nous avions ensuite marchés pendant trois heures. Nous avions emprunté des routes et traversés des champs. Longé une autoroute pour arriver à l’orée d’une forêt. Puis avions encore continué jusqu’au Lac d’Annecy.

    Il était majestueux et presque magique. Les reflets du soleil et des nuages rosis sur la surface de l’eau étaient sublimes. Ils ne rendaient le ciel que plus profond et rouge. Il devait bien faire trente-cinq kilomètres de périmètre. Heureusement, nous ne devions pas en faire le tour ! Le soleil commençait sa descente dans l’abîme du Lac, mais nous devions encore avancer. Il nous restait toujours trois heures avant d’atteindre Annecy. Mais au moins nous pouvions voir le Lac. Nous avions finalement rejoints Annecy. Mais nous nous demandions où nous allions dormir ce soir. Nous avons poursuivis notre chemin jusqu’à un hôtel. Nous rentrions et Elias nous réservât une chambre. Nous devrions dormir dans le même lit cette nuit ! Par chance, il avait pris une chambre avec deux lits. Une fois entrés dans la pièce, Félicie se jeta sur un des lits. Elle libérât ses pieds endoloris, de ses chaussures. Robin quant à lui courut au toilette. Le pauvre s’était retenu. Elias attendit qu’il revienne pour nous dire dans profiter et que ce serait sûrement leur dernière nuit dans un lit avant quelques jours. Je regardais Félicie, n’osant pas lui demander si je pouvais dormir avec elle. Elle me donna inconsciemment une réponse lorsqu’elle sautât sur Robin et lui demandât de dormir ensemble. Il rougit à la demande et acceptât. Ce qui voulait dire que… ?

     

         Deviner avec qui je devait dormir ? Quant on parle du loup, il soupir maintenant. Cela l’ennuierait-t-il de dormir avec moi, alors qu’il y a quelques heures à peine il m’embrassait ? Non, il était content en fait, au vus du sourire séducteur qu’il me lancer ! C’était la gaminerie de nos compères, qui le faisait souffler. Mince, moi qui espérais qu’il soit contre ! En fait, c’était cette situation qu’il voulait. C’était à mon tour de soupirer dans mon coin. Enfin bon, tant que je pouvais dormir un peu. J’étais tellement épuisée, que j’avais faillis m’endormir à peine j’étais allongée. Par contre nous n’avions pas pensé à une chose ! Des habits de rechange, un pyjama ? Pour quoi faire ? Il commençait déjà à se déshabiller l’autre! Sous nos yeux ! Comme si c’était normal. Il nous demandât de nous y habituer. On risquait de voir ca très souvent ! J’étais rouge pivoine ! En plus de me faire du « rentre-dedans » et d’avoir mes « ardeurs » il avait un corps divin. Quelques cicatrices par ci par là. Des Biceps et des abdominaux d’Apollon. Même les deux acolytes ne savaient plus où se mettre. Ca y était ! Il était en caleçon ! Je faisais comment pour dormir moi ? Il se mit sous les couvertures et  mes deux amies l’imitèrent. Etais-je la seule encore sensée ? Félicie me disait qu’il avait raison. Après tout nous allions bientôt vivre dans une tribu de loup ! La pudeur, au placard et je parlais même pas de l’intimité. Enfin je finie par moi aussi me mettre en sous-vêtements. Pas le choix si je voulais dormir un peu pour le moment. Je me glissais dans le lit en lui tournant le dos. Par chance il dormait déjà. Je fus amenée rapidement dans les bras de Morphée.

     

         Le lendemain matin, je fus réveillé par le flash du téléphone portable de Félicie. J’avais bavée pendant la nuit et elle immortalisait le moment! Enfin bon ! Nous nous préparions à repartir aussi vite que possible. On ne pouvait s’attarder plus longtemps. Nous devions allez jusqu’à Montanges. Une ville se trouvant à a peu près onze heures de marches d’Annecy.

     

         Nous traversions la ville pleine d’activités et de magasins. Les maisons sur notre chemins, qu’elles soient ancienne ou non, étaient de toutes les couleurs.  Les arbres le long des routes bourgeonnaient déjà de millions de feuilles et fleurs. Plus nous avancions, plus nous pouvions voir les montagnes au loin, se fondant presque avec les nuages. Les routes, les trottoirs et les ponts défilaient.  Les collines s’approchaient et s’éloignaient au fur et à mesure que nous marchions. Les nuages bancs et cotonneux, disparaissaient peu à peu dernières les montagnes. Nous pouvions apercevoir des pics abrupts de roche et de végétations. Certains formaient des murs, séparant les montagnes en plusieurs niveaux. Les champs de terre laissaient apparaître des pousses vertes, les futures récoltes. Quelques bovins animaient le paysage de leurs meuglements. Le ciel se couvrît sur les forêts brunes et vertes sortant de leur sommeil hivernal. De fines gouttelettes d’eau tombèrent brusquement. Nous fûmes trempés en quelques minutes à peine. La pluie qui tombait doucement, semblait murmurée à mes oreilles. Nous suivions les routes, les sentiers et les ruisseaux. Arrivés à Montanges, la pluie cessât. Les nuages se dispersèrent pour ne laisser que de petits halos de lumière entourant les sommets parfois encore enneigés. Nous nous arrêtions aux abords d’une ferme pour nous reposer un peu.

     

         J’entendais les tracteurs travailler au loin. Le panorama était magnifique, alors, je me couchais dans l’herbe douce et froide de fin d’hiver. Histoire d’en profiter quelque secondes. Elias fit de même, souriant paisiblement. Nous entendîmes une voix rocailleuse venant de derrière nous. Nous nous retournions pour apercevoir un vieil homme. Le visage terrassé par la vieillesse, le dos courbé et les vêtements boueux. Il s’appelait Achille Mallet, 86 ans. Il remarquât que nous étions trempés et nous invitât dans sa ferme. Nous acceptions avec l’accord d’Elias bien sûr. C’était une petite chaumière en pierre et en bois. Une  jolie cheminer ornait un mur du salon. De vieux meubles, une belle table en bois… Une maison champêtre dans laquelle on se sentait bien. Il nous apportât des serviettes pour que nous nous séchions et nous demandât où nous allions. Nous lui expliquions que nous allions voir de la famille, mais que nous n’avions pas de moyens de transport. Il nous demandât qu’elle serait notre prochaine destination. Elias lui répondit que notre prochaine étape était Morez. Il s’étonnât car cette ville était à douze heures de marche de la où ils étaient. Le vieil homme se proposât alors pour nous y emmener. C’était à une ou deux heures en voiture. De plus il avait prévu d’y aller pour voir son fils. Nous acceptions avec joie. Nous embarquions presque aussitôt tous les cinq dans la petite Renault. Les paysages défilaient à travers les vitres de la vieille voiture. Je fus à nouveau emporter dans le pays des rêves tous contre l’épaule d’Elias. Je fus réveillé par ce dernier lorsque nous fûmes arrivés à Morez. De là, Achille demandât à son fils, Romain, de nous emmener à Pontarlier. Le jeune quinquagénaire acceptât gentiment. Nous disions au revoir à Achille et montions dans la Twingo bleu ciel de Romain. Il nous déposât, nous saluât et reparti aussitôt.

     

         Nous nous rendions en quelques minutes jusqu’à une forêt. Elias, nous invitât à faire un feu de camp. Il avait raison de nous dire de profiter du confort de la chambre d’hôtel. Nous devions dormi à la belle étoile cette nuit. Et sûrement les suivantes. Elias chargeât Félicie et Robin de trouver du bois pour le feu. Pendant que nous devions mettre en place le camp. J’entendais tous autour de moi et j’avais dû mal à me concentrer. Il mit ses mains sur mes yeux et me demandât de me concentrer. J’entendais un lièvre pourchasser par un jeune renard affamé. Un pic vert essayé d’atteindre un ver à dix mettre de nous. J’entendais les vibrations que l’araignée émettait en tissant sa toile. C’était fantastique ! Un nouveau monde s’offrait à moi. Puis  j’entendis les battements de son cœur. Le cœur d’Elias ! Il battait si vite et si fort. C’était apaisant. Je retirais ses mains de mes yeux et me retournas pour voir les siens. Ses yeux ! Ils étaient si beaux ! Si envoutant ! J’avais remarqué qu’il s’approchait de mon visage. Mais je m’en fichais. Non ! Je voulais qu’il m’embrasse à nouveau. Il s’arrêtât et demandât à Félicie et Robin d’arrêter de se cacher. Ils sortirent un peu honteux, de derrière un arbre. Ils n’avaient pas voulus nous déranger.

     

         Nous nous étions couchés directement après avoir mangé. Je fus réveillée par un bruit étrange et l’odeur du sang. Je suivis l’odeur et tombas sur Elias, sous sa forme de loup. Il était en train de chasser notre petit déjeuner. Je lui demandais de m’apprendre, à me transformer, à chasser et à survivre. Il acceptât. Il me demandât de m’asseoir et de fermer les yeux. Ensuite de m’imaginer en face d’un loup, mon loup. Et de prendre sa place, son apparence, son attitude et ses capacités. Il me félicitât et me demandât de rouvrir mes yeux. Mes extrémités étaient devenues des pâtes. Mon visage, une gueule allongé. Mes dents des crocs acérer… Je me mis à courir, aussi vite que je le pouvais. Elias me suivait de près et finit par me dépasser. La course devint rapidement une compétition, puis un jeu. Il me sautât dessus pour m’arrêter. Nous roulions pendant quelques mètres avant de nous arrêter et d’éclater de rire au clair de la pleine lune. Je le remerciais et me levas. Nous retournions calmement au camp. Je me retransformais en humaine. Sauf que lorsque l’on se transforme en loup on perd légèrement ses vêtements ! Du coup j’étais nu et il en profitait bien. Mais je m’en fichais. Je me sentais bien.

     

         Le lendemain nous nous levions avec l’aurore. Après un bon petit-déjeuner, Elias nous expliquât notre chemin. Nous devions partir pour Orsans. Une ville se trouvant à plus de quarante-cinq kilomètres de Pontarlier. Ce qui veut dire, environs neuf heures et demi de marche. Nous nous mettions en route sans plus attendre. Sur le chemin, bon nombre de prairie en fleur. Des étendues de feux d’artifices, où les boutons éclataient de mille couleurs. Les ruisseaux et rivières chantonnaient  en s’écrasant sur les roches et les gravas. Ils reflétaient un ciel écarlate  dans la matinée qui venait de s’embrasée. Nous arrivions à l’entrée d’une forêt lorsque nous entendîmes un hurlement. Des plus communs pour nous, puisqu’il s’agissait de celui d’un loup. Elias se stoppât net, attendant. Une deuxième clameur si fit entendre. Elias nous ordonnât de courir aussi vite que nous le pouvions, ce que nous fîmes aussitôt. Nous courrions à travers les bois sans nous arrêter. Elias était resté derrière pour nous permettre de fuir. J’entendis un gémissement plaintif au loin. C’était Elias, il fallait que je fasse quelque chose. Je sommais à mes camarades d’aller se cacher. Ils acceptèrent, confiant.

                     ici

         Je me changeais rapidement en loup et me mis à courir en direction des bruits de combats. Je bondis par-dessus le corps d’Elias, étalé par terre, et atterris devant lui pour le protéger. Ils étaient cinq. C’étaient les mêmes qui m’avais attaqué à Tignes. Je montrais les crocs et grondais. J’avançais doucement, espérant qu’ils seraient intimidés. Et j’avais raisons, ils avaient peur de moi.  Ils se calmèrent, se soumettaient et s’enfuirent. Je me dirigeais vers Elias tout en me retransformant. Il était blessé au niveau des côtes. Des traces de griffures et de morsures, mais rien de trop grave ou profond. Il reprit ses esprits et tentât de se lever. Je le retins, il fallait qu’il économise ses forces. Je pris la vieille écharpe que je portais encore et lui mis sur ses blessures. Cela suffirait pour le moment. Je l’aidais à se redresser doucement espérant qu’il aille vite mieux.

     

         Je décelais la douce odeur de Félicie et la suivit.  Elle s’était cachée dans un vieux tronc plein de mousse et de champignons. Quant à Robin, il était tapit dans un fossé humide  rempli de boue. Ils sortirent et s’horrifièrent de voir l’état d’Elias. Mais Elias les rassurât et leur mandât de continuer à avancer. Robin tenu tous de même à lui faire un bandage correct avant e repartir. Elias acceptât en voyant l’inquiétude dans nos yeux. Une fois le dit bandage en place, nous retournions à notre périple. Après quelques heures de marche intensive et tendu nous arrivions épuisé à Orsans. Il nous fallait poursuivre notre route pour atteindre Villersexel avant la nuit. Par chance nous vîmes un autocar. C’était un autocar de touristes anglais faisant le tour de la France. Et leur prochaine destination était Cubrial. Cette ville se situait à deux heures de Villersexel. C’était notre chance. Nous entrions sans nous faire prendre. L’un des passagers nous remarquât et se levât en direction du chauffeur. Elias lui attrapât le poignet et le regardât dans les yeux. Il retournât s’asseoir comme si de rien était. Alors que j’allais lui demander comment il avait fait ca, Elias me confit qu’il m’apprendrait le moment venu. Décidément, il pouvait lire dans mes pensées.

     

         Après une petite heure de trajet et de secousses, nous fûmes arrivés à destination. Nous descendions les premiers et nous éclipsions rapidement du groupe. Nous repartions immédiatement pour Villersexel. La nuit commençait à tomber lorsque nous gagnions la cité. Nous nous installions dans la petite forêt près du Château de  Villersexel et de la rivière l’Ognon. Elias fît de la fièvre toute la nuit durant. Je veillais sur lui toute la soirée, jusqu’à ce qu’il se sente mieux. Au petit jour,  il me réveillât doucement. J’avais fini par m’endormir à côtés de lui.

     

         Nous étions sur la dernière ligne droite. Il nous restait encore une journée de marche avant d’atteindre Gérardmer. Encore une journée et nous serions en sécurités. Encore une journée et je pourrais revoir ma petite sœur. J’avais tellement hâte ! Pourtant j’avais la nette impression que quelque chose clochait dans le comportement d’Elias. Il me cachait quelque chose ! Je ne savais pas ce que c’était. Mais j’aurais dû le comprendre plus tôt. Pourtant je n’osais pas poser la question. Nous fîmes le chemin sans parlés, sans même nous regarder. Il faisait nuit lorsque nous étions arrivé à  la lisière des bois. Elias s’arrêtât et soupirât. Il se passait bien quelque chose. Il me prit les mains et m’annonçât qu’il ne pouvait pas venir avec nous. Il rajoutât que mon père ne lui avait jamais demandé de venir me chercher. Qu’il l’avait décidé seul. Et qu’il ne faisait pas partie de la même meute. Il se tournât et partie en silence. Je voulus le rattrapé quand j’entendis la voix de ma sœur résonnée à travers les arbres. Je me tournais vers sa provenance et vis ma sœur courir vers moi. Elle me sautât dans les bras, en pleur. J’étais si heureuse que je ne vis pas Elias disparaître dans la forêt un peu plus loin         

    Chapitre 3 :

    Réunion et rencontre

     

     

         Lorsque je vis ma sœur courir vers moi en pleurant, mon cœur s’emballât rapidement. Elle me sautât dans les bras et me serrât de toutes ces forces. Comme si sa vie en dépendait. Comme si, lorsqu’elle me lâcherait, je disparaitrais. Je l’enlaçais à mon tour, heureuse de la retrouver enfin, après tout ce temps. Je me mis à pleurée tout comme elle. Lorsqu’elle me lâchât, elle essuyât brièvement ses larmes et me fixât. Tout à coup, elle se mise à me renifler. Une odeur avait l’air de la dérangé. Sûrement celle d’Elias. D’ailleurs, j’avais beau regarder de tous les côtés, je ne pouvais plus le voir. Il était partit !  Et je ne savais pas si nous nous reverrions un jour. Anna me dévisagea, perplexe et osât me demander comment nous avions trouvé cette endroit. Je lui racontais nos péripéties de ces derniers jours, alors que nous étions en route pour rencontrés le reste de la meute. Notre voyage, nos rencontres et la mort de notre mère. Elle en fut triste même si elle préférât ce taire et rester sérieuse. Elle me demandât ensuite plus de détails sur Elias. Elle s’arrêtât nette et nous expliquât, qu’il s’agissait du fils adoptif du chef d’une meute adverse. Je compris alors pourquoi il avait préféré partir en nous laissant là. En me laissant !  Elle m’expliquât aussi que notre père et le sien étaient amis autrefois et tous deux amoureux de notre mère. C’était à cause de cela qu’ils étaient devenus ennemies. Notre mère était passionnée par les loups. Notre père avait réussi à la charmée et ils avaient finis par ce mariés. Elle connaissait son identité et cela ne la gênait pas.

     

         Après un bon quart d’heure de marche nous arrivions à une clairière bien verte. Non loin, un ruisseau coulait paisiblement. Quelques amas de pierres formaient des cavernes. C’était là qu’ils dormaient sûrement. Ils nous dévisageaient. C’était la meute. Un grand loup gris s’avançât vers nous, d’une démarche fière et assurée. Les membres de la horde baissèrent les yeux à son passage. On pouvait sentir le respect qu’ils lui portaient. Il s’arrêtât à un mètre de nous. Félicie et Robin étaient anxieux, je pouvais le sentir. Anna s’avançât vers lui, s’agenouillât et lui embrassât le museau. Il lui demandât qui nous étions et ce que nous faisions ici. Elle lui expliquât que j’étais sa fille, June et lui racontât tous ce qu’elle avait apprit un peu plus tôt. Il me regardât, perplexe et demandât d’où venait cette odeur. Elle lui annonçât pour Elias et il se mit en colère. Je proclamais alors que sans lui nous ne serions pas arriver jusqu’ici. Et que de toute façon, il était partit. Ils me regardèrent stupéfait et mon père éclatât de rire. Il ponctuât son rire en disant que je ressemblais vraiment à ma mère ainsi. Il se changeât en homme et me prit dans ses bras. Il était grand, barbu et avait de magnifiques yeux bruns. Les autres membres de la meute s’approchèrent enfin et nous souhaitèrent la bienvenue.

     

         Il y avait d’abord mon père, Alexandre, le loup Alpha. Ensuite ma sœur Anna, une bêta, elle était le bras droit de mon père avec son mari, Aaron. Ils étaient chargés de le protéger et d’exécuter ces ordres. Ils avaient deux fils, Nathaniel et Jeffrey, âgés de quatre mois chacun. Il y avait ensuite l’Oméga, le loup le plus âgé, Franck. Et le reste de la meute, Jazz, Darling, Lili, Dana, Laïka, Luke, Céleste, Luna, Seth, Raven, Vincent, Matt, Ambre, Grâce, Abby et Vicky. Ils avaient tous des cristaux autour du cou.

        

         Aaron avait trente-et-un ans, était grand et tout en muscle. Des cheveux châtains coupés courts et un début de barbe. Des yeux sombres mais étincelants lorsqu’il voyait Anna. Son regard était perçant et tendre à la fois. C’était un homme fier. Nathaniel et Jeffrey, étaient eux déjà bien grands. Les loups grandissaient plus vîtes après tout. Ils avaient la même frimousse que leur père. Son portrait crachés dirait-t-on.  De vrais cancres lorsqu’ils jouaient. Ils adoraient faire des blagues.

         Franck avait quatre-vingt-trois ans, il souriait toujours, était petit et svelte. Il avait le dos légèrement courbé. Une démarche lente, assurée mais alerte. Les traits de son visage étaient profondément creuser par l’âge. Son regard était vif et scrutateur. Ces yeux étaient d’un vert tirant vers le gris. Ses cheveux et sa barbe étaient blancs comme la neige et aussi long que court.

         Jazz et Darling étaient frère, née de Dana et Luke. Ils avaient respectivement, vingt-et-un et vingt-cinq ans. Leur mère en avait trente à peine et leur père, avait trente-huit ans. Jazz avait la même taille que moi et était élancé. Ses cheveux étaient en pagailles et bruns. Ses yeux tous comme ceux de son frère et des ces parents étaient marrons. Il avait un regard brillant et était plutôt timide. Son frère avait une tête de plus que lui et était tous aussi svelte. Il était toujours sympathique et accueillant. Ses cheveux étaient légèrement plus longs et plus foncés que ceux de Jazz. Dana était très maternelle avec ses enfants. Elle avait de beaux cheveux longs et ondulées. Elle avait un air bienveillant et était toujours souriante. Luke quand à lui avait un air dure et froid mais soutenait ce qui en avait le plus besoin.

         Lili et Laïka étaient sœur, orpheline et jumelles.  Leurs parents avaient été tués par des chasseurs lorsqu’elles étaient encore jeunes. Elles avaient vingt-quatre ans. Leurs cheveux étaient blonds, couper au carrées et boucler. Leurs yeux étaient d’un superbe bleu. Elles étaient très proches mais ne parlaient pas beaucoup. Elles n’en avaient pas besoin pour se comprendre ou communiquer.

         Seth et Abby étaient mariés et attendaient un heureux événement. Ils avaient trente-neuf et trente-trois ans. Seth était tendre avec sa belle Abby. Il était grand et mince. Avait les cheveux bruns en brosse et une barbiche. Des yeux couleurs noisette, légèrement en amande. Abby avait les cheveux auburn et raides. Des yeux verts et un air amical. Ils formaient un très beau couple tout les deux .

         Raven était froid d’apparence et avait un teint pâle. Ce qui faisait ressortir ses cheveux noirs corbeau. Ses yeux étaient sombres et inexpressifs. Mais il était très ouvert et voulait toujours aider. Il avait dix-neuf ans. Il était l’un des meilleurs à la chasse. Il était secrètement amoureux de Luna.

         Luna, elle, était tous le contraire de Raven. Elle était pleine de vie, expressive et innocente. Elle venait d‘avoir dix-sept ans. Ses cheveux roux était courts et attacher en chignon. Ses yeux étaient brillants et d’ambre jaune. Un vrai soleil.

         Ambre quant à elle, était considérer comme une mère par tout le monde. Elle était très protectrice. Elle était la fille unique de Franck et avait cinquante-six ans. Elle était petite et en embonpoint. Elle était toujours chaleureuse. Ces cheveux bien que très longs étaient grisonnants. Ses yeux étaient du même éclat que ceux de Franck.

         Enfin le trio des filles sexy. Céleste, Grâce et Vicky. Ces trois là étaient inséparables. Elles avaient toutes les trois un coup de cœur pour Vincent. Elles étaient belle, grande, fine et avaient du charme. Et Vincent lui était d’une arrogance excessive. Il était grand et musclé. Il avait vingt-sept ans. Ses cheveux étaient blonds et plaqués en arrières. Ses yeux perçant étaient bleu mais sombre. Il me donnait presque la chaire de poule.

      

         Ce fût bien pire lorsque mon père m’annonçât le lendemain matin, que Vincent serait mon futur mari. Je m’étais arrêtée une minute, espérant avoir mal compris ou entendus. Mais non, ce ne fût pas le cas. Il renchérissait en affirmant qu’il serait le meilleur des maris et des Alpha. Et que de plus il avait les gênent parfais pour nos futurs enfants. Je l’arrêtais une seconde affirmant que je ne l’aimais pas. Il me demandât si cela était aussi important que cela. Je me mis en colère et tournât les talons, ne voulant plus rien entendre. Ma sœur me suivit, voulant me calmer mais Franck s’interposât. C’était à l’Oméga de ce chargé des conflit au sein de la meute. Anna s’éloignât silencieusement tandis que Franck me prit la main et m’incitât à m’asseoir près de lui. Ce que je fis plutôt brutalement. Il me demandât ce qui me mettait hors de moi. Je tentais de lui expliquer calmement. Il m’écoutât sans m’interrompre. Lorsque j’eus finis. Il m’expliquât que si mon père voulait absolument me mariée avec Vincent, c’était uniquement pour ma protection.  Il s’inquiétait de savoir que je pourrais me faire attaquer par des meutes rivales. Je le remerciais et me levas bien plus calme. Je me dirigeais vers mon père et m’excusas. Mais j’ajoutais que c’était à moi de choisir mon époux.

        

         C’était la pleine lune ce soir là. Mon père m’avait parlé d’un rite d’initiation que l’on devait faire pour être entièrement accepté. Robin et Félicie avaient encore le choix de rester humains, contrairement à moi. Ils acceptèrent pourtant d’êtres transformer. Ils ne pouvaient plus retourner chez eux. Et la vie ici n’avait pas l’air d’être si mal. Je m’excusais sans cesse à cause de cela. C’était de ma faute s’ils avaient été obligés de partir. Obligés de tout laisser. Leurs amis, leurs familles… Pour eux le rite n’était qu’une simple griffure ou une morsure infliger par le chef de la meute, mon père. Après cela on leurs remettrait un cristal de Calcite. La preuve de l’appartenance à notre meute. Chaque meute possédait son propre cristal. Pour moi c’étais la chasse. Je devais aller seule dans la forêt et chasser un gros animal. C’était pour prouver que j’étais capable de nourrir la horde. Je partis donc seule dans la sombre forêt sous ma forme de loup. Je sentis l’odeur d’un cerf. Une odeur de musc très forte, boisé et animal. Je suivis la trace et vis un jeune cerf un peu plus loin entrain de s’hydrater. Il ne m’avait pas encore remarqué. J’en profitais et m’approchais doucement de ma proie qui me tournait à présent le dos. Une branche craquât sous l’une de mes pattes. Il se retournât, me vis et pris ses jambes à son cou. Je courus le plus vite que je le pus et le rattrapât sans grande difficulté. Je lui sautais sur le dos et lui mordis le cou de toutes mes forces. Je ne voulais pas lui faire plus de mal qu’il n’était nécessaire. Il s’écroulât instantanément à terre. Je le lâchais et le regardait. Je me mis à trembler et pleurer. Que venais-je de faire ? Tout ce sang ! Je détestais ça ! Je me sentais mal. J’entendis quelqu’un s’approcher et me retournais. Elias ! Je lui sautais dans les bras. Je m’en voulais. Pourquoi étais-je obligée de faire ça ? Pour plaire ? A qui ? Cet imbécile de Vincent ? La meute ? Pour prouver quoi ? Que j’étais digne d’eux ? Je m’en fichais ! Ce n’était pas ce que je souhaitais. Ce n’était pas ce que j’étais. L’on sentit tout les deux mon père s’approcher. Elias me lâchât, m’embrassât et s’enfuit. C’était tous ce qu’il pouvait faire pour le moment. Mon père arrivât avec ma sœur et Aaron. Ils me félicitèrent et me virent pleurer. Alexandre sentit l’odeur d’Elias sur moi et partit à sa poursuite à travers la forêt. Je voulus le retenir mais Anna m’en empêchas et me ramenât à la meute. Aaron tirât le cerf derrière lui. Alexandre rentrât presque une heure plus tard. Ses griffes étaient rouges de sang. J’avais peur de lui pour la première fois.

     

         Plusieurs jours c’étaient écoulés et je m’inquiétais toujours pour Elias. L’on entendit un hurlement dans la forêt un peu loin. L’un des gammas qui était partis à la chasse, avait repérer une horde ennemie qui s’approchait de notre territoire. Il était indispensable que nous allions défendre ce qui nous appartenait. Les hommes et les bêtas de la tribu courraient en leur direction. Laissant les femmes, les enfants et Franck seuls. Nous arrivions à une autre clairière, bien plus grande, où nous attendait la meute ennemie à laquelle Elias appartenait. Il était là, blesser mais bien vivants. Mon père lui avait fait une cicatrice au visage. Il avait l’air soulagé de me voir. Mon père demandât à Bryan, le dominant adverse ce qu’il faisait sur nos terre. Bryan ce mis en colère. Il rit à sa question et appelât Elias. Il soutint que leurs présences étaient évidentes. Il avait blessé son fils adoptif. Il voulait sa revanche. Elias suppliât son père de ne pas se battre et soutint que ce n’était rien. Mais Bryan ne l’entendait pas ainsi. Alexandre avait déjà osé s’en prendre à lui une fois et le transformer contre sa volonté. Sa cicatrice ! Alors c’était mon père qui lui avait faite celle-ci aussi. Mon père s’écriât que son soit disant fils, lui, avait osé s’approcher de moi. Elias baissât les yeux. Bryan soupirât. Voila d’où venais l’odeur de femelle qui flottait sur lui. Mon père leur ordonnât gentiment de dégager. Mais Bryan, voulait sa revanche. Ils se mirent à grogner et avancer l’un vers l’autre. Ils étaient prêts à se battre à mort ? Parce que nous nous aimions ? Etait-ce donc à ce point grave ? C’était à mon tour de me mettre en colère. Je bondis et me plaças entre eux. Ils me regardèrent surpris lorsque j’hurlai que cela suffisait.

     

         J’en avais assez ! J’hurlais ma rage et personne ne pouvait m’arrêter. Depuis que j’étais arrivée, on m’avait dit qui être et comment me comporter.  A quoi est-ce-que cela rimait ? A rien. Nous avions le droit de nous aimer peu m’importais les traditions. Mon père voulus me dégager de son passage. Mais Elias attrapât sa main. Il s’interposait avec moi. Nous nous aimions et nous allions le hurler. Mon père dégageât la main d’Elias et grognât. Ma sœur nous demandât ce que nous faisions ? Nous répondions simplement « ce que l’on aurait dût faire il y a déjà longtemps. » Elle se résignât et reculât. Elle demandât aux autres de nous faires confiance. Ils acceptèrent. Nos pères se turent ! Et Elias me laissât la parole. Je commençais : 

         « Vous n’avez pas à nous dire ce que nous devons êtres ! Nous nous aimons ! Où est le problème ? Vous avez tous les deux aimer une humaine ! Vous êtes devenus ennemis à cause de ça ! Tu nous as abandonnée maman et moi ! Tu nous as enlevée Anna ! Tu as transformé Elias contre son gré et tu l’as blessé. Lui au moins, à eu le courage de venir me chercher. Contrairement à toi ! Il nous a protégés. Il nous a guidés. Il m’aime ! Tu n’a aucun droit de t’interposer entre nous. Pourquoi est-ce que vous ne comprenez pas ? Vous vous plénier sans cesse que nous sommes de moins en moins nombreux. Mais c’est normal ! Vous n’arrêter pas de vous battre pour des territoires. Au lieu de vous battre pour ce qui est réellement important ! Nous ! Nous tous ! Nous sommes tous l’avenir des loups-garous ! Si l’on arrêter de ce battre pour des broutilles, nous serions bien plus nombreux ! Nous pourrions bien mieux nous défendre ! Et nous pourrions nous concentrer sur notre vrai problème. La meute du Nord. Je sais qu’elle a déjà décimé beaucoup des nôtres. Si nous étions plus nombreux nous pourrions enfin les arrêter et vivre en paix. Bryan je sais que vous en voulez à mon père pour avoir aimer ma mère. Mais vous ne pouvez lui en vouloir plus longtemps. Ma mère vous a tous les deux aimé. Peut-importe que vous soyer loup ou humain. Elle n’a vu que les hommes que vous étiez. C’est également ce que je vois. Mon oncle. Désolée je l’avais compris en vous voyant. Vous êtes tous les deux frères, n’est-ce-pas ? Vous pourriez nous guider. »

       Ils refusèrent tous deux de prendre cette responsabilité et nous demandât de le faire à leurs place. Nous étions tous deux surpris ! Ils nous donnaient la relève, nous autorisaient à être ensemble et donc à unir nos meutes. Ils avaient compris que cela serait plus simple. Après tout, si l’un des deux devait prendre la relève, l’autre serait contre. Nous nous étions jeunes et nous nous aimions. Nous étions les Alphas maintenant !

    Chapitre 4 :

    Le début de tout

      

         Nous étions sur le point de tout changer. Nous ne nous en rendions pas encore compte. Après l’annonce de nos pères, nous étions devenus les alpas. Le futur s’ouvrait peu à peu devant nous, pour nous. Nous pouvions enfin être ensemble après ce qui m’avais parut une éternité. Nous étions à présent liées par nos clans, par un destin… Tous les membres de notre nouveau clan hurlèrent et applaudirent. Elias ne m’avait toujours pas lâché la main et je pouvais sentir sa main tremblés. Je me tournais vers lui, inquiète et l’interrogeât du regard. Il me prit dans ses bras et me serrât de toutes ses forces. Tout le monde nous félicitait.

         Anna se mit en tête d’organiser une fête pour notre union. C’est à l’ancienne frontière des clans qu’elle était préparée. Tout le monde participait, même Bryan et Alexandre. C’était drôle de voir qu’ils se disputaient, tout en faisant des efforts pour se pardonner. Ils avaient tous retrouvés le sourire. Presque comme si nous n’avions jamais été ennemies. Toutes les filles m’avaient offertes des vêtements. Mais de tous, ce fut la robe qu’Anna m’avait offerte que je préférais. C’était une longue robe blanche à frange. Elle m’avait confectionnée une couronne de fleurs pour le soir de la fête.

         C’est ainsi que le lendemain soir, à la lueur de la pleine lune, nous chantions et dansions, sous la lumière de quelques lampions. Cette fête était l’une des meilleurs à laquelle j’eu participée. La clairière était bruyante de pas de danse et de musique folklorique jouée par Jazz, Luna, Eve, Gabriel et Maël. L’ambiance tonique et chaleureuse des mélodies invitait tout le monde à bouger. Je découvrais qu’une unité existait et que j’y avais ma place. Tout le monde rigolait et souriait. Nous établissions de nouvelles relations et c’était merveilleux. La joie, la gaieté et la paix se lisaient sur les visages. Mais que serait une fête sans banquet ? Du poisson, du poulet, du cerf et des fruits. Voilà ce que composait brièvement notre délicieux repas.

         La fête battait son plein. Je bougeais au rythme frénétique de la danse. Essoufflée, je m’arrêtais pour faire une petite pause. Je rejoignis Elias et Anna qui discutait tranquillement dans l’herbe verte émeraude de la clairière. Me voyant arriver, Anna se levât et alla regagner la piste de danse, nous laissant seuls. Elias me regardât longuement et prit finalement ma main. Il se levât et me demandât de le suivre. Il m’emmenât dans un champ de blé. Le clair de la lune rendait l’endroit irréel et presque magique. L’on aurait dit un vaste étendu d’eau oscillant au gré du vent. Une mer de blé où l’on avait l’envie de se baigner. Je me transformais et me laissait aller à mon désirs. Je courus à travers le champ, bientôt rejoint par Elias. Il me rattrapât rapidement et s’amusât à me narguer. Nous nous stoppions après quelques minutes de courses poursuites. Nous nous allongions dans le champ, totalement nu et libre de l’être. Je me tournais vers lui et lui volait un baiser.

         Depuis que nous nous étions connus à Tignes, nous réprimions désirs et satisfaction. Il m’agrippât le bras de sa main gauche et le caressa timidement. Ses doigts, longs et fins, étaient soudainement devenus tremblants. Descendant de mon épaule à mon poignet. Il me caressait tendrement, comme pour me rassurer. C’était une sensation diffuse et difficile à décrire. Un profond frisson me parcourut le corps. Il m’attirât à lui et me serrât dans ses bras. Il effleurât mes lèvres de son souffle. Je plongeais mes doigts dans ses cheveux. Ils étaient tellement soyeux. Je voulais qu’il aille plus loin. Nous pouvions enfin savourer pleinement notre amour. Je fermais les yeux et me laissais aller à ses caresses et ses baisers. A ce bonheur que l’on m’avait, il y a quelques jours encore, refusé.  Ensembles, nous entamions une course effrénée nous menant droit au ciel. Lorsque nous avions finis, nous laissions peu à peu s’apaiser les vagues ardentes qui nous avaient embrasées. Nous contemplions la sublime beauté de la lune de ce mois de Mars,  allongé dans les blés. Je ressentis un merveilleux sentiment de joie, d’espoir et d’amour.

         Nous nous sommes réveillés au  petit matin, secoué par le bruit assourdissant des traceurs. Elias s’assit dans le champ encore embrumé par le matin. Je papillonnais des yeux pour m’habituer à la lumière et tenta de me lever. C’était peine perdu avec mon mal de dos !  Je souriais en repensant aux événements de la nuit passé.  Elias se tournât vers moi et me regardât avec amour. Il prit ma main et l’embrassât tendrement. Nous nous sourissions en sachant ce que cela voulait dire. « Notre destin commence maintenant. » Nous entendions un bruit de moteur se rapprocher. Puis quelqu’un nous crias dessus. L’agriculteur à qui appartenait le champ venait de nous surprendre. Nous attrapions nos vêtements et nous dépêchions de déguerpir. Nous courrions complètement nus dans la forêt. Nous nous arrêtions, absorber par l’euphorie du moment. Nous prenions le temps de nous rhabiller et repartions  pour retrouver la meute. Lorsque nous sommes arrivé, tout le monde nous acclamas en nous voyant. Nous étions rouges d’embarras. Après tout, on ne  c’était pas retenus la nuit d’avant. Mais nous étions tout de même heureux. Nous devions essayer de nous comprendre. Nous avions tous vécu différemment jusqu’à présent. Nous devions apprendre à nous connaître et à vivre ensemble. La tâche n’allait pas être simple, nous en avions conscience. Mais on ne s’avouait pas vaincu pour autant !

         Mon père et Bryan étaient sans cesse en train de ce disputer et de s’envoyer des piques. Mais c’était assez hilarant, la preuve tout le monde rigolait en les voyant. Anna, avait quand  à elle, décidée de nous aménager une grotte. Elle nous avait déposée des coussins, des couvertures et des plumes. Cela  formait un oreiller moelleux. L’odeur des différentes herbes qu’elle avait accrochée un peu partout, était vraiment agréable. On ne pouvait rêver mieux. Mais le rêve fut bien trop vite balayer par la dure réalité.

         Notre calme et notre rêverie se transforma bien vite en cauchemar. Nous étions interrompus par des hurlements de loups. Elias et moi les avions reconnues. Il s’agissait des mêmes qui avaient  blessé Elias et qui m’avaient attaquée. Une autre plainte se fit entendre. Puis un rire retentit ! Une Orbe brune dorée brillât dans l’obscurité de la forêt. Un loup sortit doucement de l’ombre suivi par sept autres. Le premier de ses loups était celui qui m’avait attaqué à Tignes. Sa fourrure était noire comme les ténèbres. Une cicatrice barrait son œil droit. Il me regardât et rigolât. Je l’observais, déranger par sa présence et l’atmosphère pesante. Il s’inclinât modestement en se présentant. Son nom était Malum. Il se relevât en nous regardant d’un méprisant. Il déclarât que nous étions des traîtres. Des bâtards pour notre espèce qui était autrefois pure. Il ajoutât que nous n’aurions jamais dût venir au monde. Pendant qu’il hurlait, la meute c’était rassembler autour de nous afin de nous défendre. Il se moquât en ajoutant que nous n’étions bon à rien d’autre que nous cacher derrière les autres. Elias se mis en colère ! Il nous ordonnât de les laisser et de me mettre à l’abri. Je ne voulais pas le laisser, mais je ne savais pas aussi bien me battre que lui. Alors je m’esquivais !

        Anna obéissait à l’ordre, me tirât dans la forêt. Les autres nous suivaient afin de me protéger. Je m’arrêtais de courir. J’en avais assez de fuir. A quoi bon fuir. Je voulais être à  ces côtés. Même s’il fallait que je me batte. Je me retournais et courus. Anna voulut me suivre. Je lui ordonnais de rester là. J’arrivais rapidement à la clairière. Elias et Malum se tournaient autour. Ils s’analysaient du regard. Malum l’insultât une dernière fois avant de lui sauter dessus.

         Malum  lui agrippât la gorge. Ses crocs s’enfonçant dans la chair. Elias le frappât. Puis se dégageât de sa poigne. Malum prit de la distance. Elias le poursuivit. Il lui attaquât une patte avant. Malum lui mordit la chair tendre de la joue. Elias saignait. Malum remontât vers le museau, l’immobilisant. Il le fit s’asseoir. Si Elias se couchait sans était finit de lui. Je sortis de ma cachette. Le sommant d’arrêter. C’était moi qu’il voulait. Alors il m’aurait ! Il soulevât Elias. Le jetant contre un rocher. Il couinât en l’heurtant. La rage me montait rapidement. Je m’élançais vers Malum.

         Ma patte s’abattit dans une courbe rapide. Il fut trop lent.  Je le frappais à la gueule. Il se tordit de douleur. Mes griffes frôlèrent sa joue dans une riposte. Il contrât avec difficulté le coup suivant. Il me mordit le tibia. Je reculais. Je heurtais une pierre et trébuchas. Une tempête faisait rage dans ma tête. L’adrénaline déferlait dans mes veines. J’attaquais avec rapidité. Mes crocs s’enfoncèrent dans ses côtes. Il se retournât et frappât mon flanc. Il tranchât ma peau de ses crocs. Je voulus riposter. Il m’assénât un coup violent au visage. Il m’entaillât la paupière. J’étais aveuglé quelques instants. Il ria et abattit sa patte sur ma blessure. Je fus partiellement sonner. Je repris rapidement mes esprits. Nous étions tous deux épuisé. Je rassemblais mes dernières forces. Je m’élançais pour asséner mon denier coup. Il fut frappé en plein visage. Il gémit de douleur. Il reculât, visiblement affaiblit. Blesser. Il grognât de rage. J’avançais en boitant. Grognant de défis. Il se levât difficilement. Et ordonnât aux siens de partir. Ils s’exécutèrent. Avant de disparaitre à on tour, il me saluât. « Nous nous reverrons bientôt. ». Je m’approchais d’Elias. Il était blesser et respirait avec difficulté. Son sang tâchait l’herbe verte de la clairière. Ma vu devenais de plus en plus flou. J’avais mal. Le monde se mit à tourner autour de moi. Je perdis connaissance.

         Lorsque je me suis réveillée, ma sœur était à mes côtés. Elle avait l’air épuisée. J’avais dormis pendant trois jours. Elle veillât sur moi pendant que je somnolais. Elle pleurât en me voyant me réveiller. Ils n’avaient pas put faire grand choses pour nos blessures. Dans la nature, lorsque tu étais blessé tu avais deux solutions : mourir de tes blessures ou guérir rapidement. Anna les avaient convaincus de nous soigner. J’avais mal. J’essayais de me lever. Anna me retenait. Mes blessures risquaient de se rouvrir au moindre geste brusque. Je me rallongeais en silence. Je tournais la tête et vis Elias. Il dormait encore. De la sueur perlait à son front. Il faisait de la fièvre à cause de ses nombreuses blessures. Je me mis à pleurer. C’était de ma faute. Tout était de ma faute. Le combat les blessures d’Elias… Je fus prise de remords. Je m’en voulais tellement. Je sentais une rage sans nom. Envers mon père et Bryan, envers les autres… Pourquoi ne faisait-t-ils rien ? Je me redressais sur mes avant bras. Anna voulus me retenir, alors j’insistais. Elle m’aidât finalement à me lever. Nous sortions de la grotte. Je vis mon père discuter avec Bryan. Ils avaient tous un air sérieux affiché. Ils se turent en me voyant. Aaron voulut intervenir. Anna lui faisait signe de ne rien faire. Il consentit. Mon père s’approchât. Arriver à ma hauteur, il me giflât. Je fus propulsé contre les rocher de la grotte. Pas un râle de douleur ne sortis de ma bouche. Je ne fis rien d’autre que me tenir la joue. J’avais prise des risques. Je savais qu’ils étaient inquiets. Je me mis à sourire. Tout bêtement. Tout simplement. Un sourire sincère. Mon père me pris dans ses bras et se mit à pleurer. C’était moi qui avais mal et c’était lui qui pleurait.

         Ce n’était pas la première fois que cette meute attaquait les leurs. Plusieurs hordes de la région avaient été assaillis. Mais nous étions les premiers à nous battre. Ou plutôt, à survivre ! Ceux qui avaient tenté de résister, mourraient. J’étais la première à le repousser. C’était pour ça qu’il voulait ce débarrassé de moi  avant que le loup ne fasse surface ! Il savait que je pouvais le vaincre. Et ça lui faisait peur ! Mais maintenant que nous nous étions battus, il n’allait surement pas rester les bras croisés. Alors j’annonçais de but en blanc que nous allions nous battre ! Mon père me lâchât et me regardât d’un air sérieux. J’avais prise ma décision. Je ne voulais plus que personnes ne souffre. Et je savais que pour cela, il fallait que nous nous débarrassions de lui ! Nous commencions un nouveau voyage. Tous ensemble cette fois !  Nous ne contions pas partir tous de suite évidemment. Il fallait que nous nous organisions. Et puis nos blessures devaient guérir.

         Anna veillais sans cesse sur moi. Elle avait sans doute peur que mes blessures ne se rouvre. Mais je m’inquiétais plus pour Elias à vrai dire ! Cela faisait presque une semaine qu’il dormait ! Ca lui arrivait d’avoir des sueurs froides ou bien de la fièvre. Et il n’avait toujours pas mangé ! Je savais qu’il continuerait de se battre, tant qu’il lui resterait des forces. Anna m’avait interdit la moindre activité physique. Même pour allez au toilette elle m’accompagnait. De peur que je m’évanouisse soi-disant. Alors je restais au chevet d’Elias et je veillais sur lui. Du mieux que je pouvais en tout cas. J’étais moi-même épuisée après-tout. Quand je ne dormais pas et que je ne veillais pas sur Elias, je tentais de parler avec mon père sur notre manière de nous y prendre avec Malum. Mais il disait sans cesse, que je devais d’abord penser à me soigner.

         Je fus réveillée en pleine nuit par Elias. Il gigotait pendant son sommeil. Je voulais vérifier sa température quand il se réveillât. J’étais tellement heureuse ! Il me demandât de l’eau, que j’allais immédiatement chercher. Je lui tendis une gourde pleine que ma sœur avait placée près de l’entrer de la grotte. Je l’aidais à s’asseoir. Il attrapât la gourde au goulot et bu tout son contenus. Il me remerciât et me demandât ce qu’il c’était passer. Alors je racontais la bataille avec Malum ainsi que la décision que j’avais prise. Il me traitât de folle tout en souriant. Nous rigolions de notre idiotie. Il émit un râle de douleur en se tenant les côtes. Je l’encourageais à se rallonger, ce qu’il fit sans broncher. J’essuyer les quelques perles de sueurs qui naissaient sur son front. Il me regardât tendrement. Et son ventre gargouillât. Je gloussais doucement. Il me demandât d’arrêter de me moquer de lui. Mais c’était irrésistible. Je me levais pour aller chercher quelque chose à manger. Mais je fus arrêté à l’entrer de la grotte par ma sœur. Mais est-ce qu’elle dormait au moins ?  Elle me demandât en boudant ce que je faisais debout à cette heure. Je lui répondis en souriant qu’un mort était revenu à la vie. Elle me regardât bizarrement. Jusqu’à ce qu’elle entendit Elias s’écriant qu’il n’était pas mort et que nous exagérions. Elle sautât de joie en l’entendant. Elias en avait profité pour ce lever et se rapprocher. Grossière erreur ! Ma sœur nous ordonnât d’aller nous recoucher. Elle s’occupait de nous ramener à manger. Nous allions nous recoucher en riant. Ce n’était pas censé être nous les alphas ?

         Au petit matin, je sortis la première pour m’étirer. Suivit de près par Elias. Qui en profitât pour me serre dans ces bras. Tout le monde le regardait comme un revenant. Il soupirât et ils éclatèrent de joie. J’eue un magnifique sourire pour ma part. Nos parents s’avancèrent et s’exclamèrent que ça faisait plaisir de voir le chef en pleine forme. En pleine forme, façon de parler évidement ! Elias s’avançât vers eux et déclarât qu’il fallait que nous parlions de Malum ! Anna soupirât et demandât si ca ne pouvait pas attendre encore un peu. Il la regardât et dit non tous simplement. Elle boudât en réponse. Nous nous mettions un peu à l’écart en attendant de trouver une solution.

         Bryan, Alexandre et Elias se disputais presque sur la meilleur technique à adopter. Quand et comment ce battre. Ils avaient un plan de la région devant eux et regardaient toutes les possibilités. Quand à moi j’avais différentes cartes de la France en mains. Je fus sortis de ma rêverie par mon père qui me demandât ce que je pensait de tous ça. Alors je fus franche : je n’avais rien écoutée ! Je leur disais simplement  que foncer seule et tête baisser était idiot ! Ils se regardaient confus et irriter. Quand tout à coup je leurs demandais combien de meute il y avait à peu près en France. Ils se regardèrent et mon père répondit une trentaine. J’affirmais avec un grand sourire, que la France renfermait en réalité environs quatre-vingt meutes. Le loup était une espèce protégé et avait été réintroduit en France en 1992. Ils me regardèrent étonner. Anna s’approchât en gloussant car le loup était mon thème principal pour les exposer quand nous étions à l’école. Alors je savais de quoi je parlais. Les loups en meute pouvaient occuper environs trois-cent kilomètres carrés. Il y avait dix-neuf parcs naturels ou nationaux ou le loup était actif. Etant donner qu’ils avaient tous entre deux-cent et deux-milles-deux-cent kilomètres carrés de superficie, il suffisait de calculer. Ce qui faisait quatre-vingt-quatre meutes. Soit environs six-cent individus. Ils ne comprenaient absolument pas où je voulais en venir. La meute de Malum comptait vingt-quatre individus selon les rumeurs. Si nous arrivions à mettre les alphas de chaque hordes de notre côté nous pouvions battre Malum sans difficultés. Evidement, il faudrait réussir à les convaincre. Mais nous avions le meilleur des atouts de notre côté : la peur. Malum n’inspirait que la peur ! Alors que nous pouvions leur inspirer l’espoir. Ils furent d’accord !

          Nous retracions notre parcours sur la carte. Nous devions faire le tour de tous les parcs contenant des loups. Il nous faudrait plus d’un mois pour en faire la totalité. Pour seule but de rallier les alphas à notre cause. Nous ne serions quatre à partir. Mais nous espérions être bien plus à revenir. Nous avions décidé de laisser meute aux bons soins d’Anna et Aaron. Bryan, Alexandre, Elias et moi-même, étions les seules à partir. Nos blessures, étaient presque guéries. Nous guérissions plus rapidement que des humains. Il nous faudrait encore deux mois pour récupérer correctement En espérant qu’un alpha n’est pas la brillante idée de nous vouloir nous attaquer. Ou même qu’on ne recroisent pas la route de Malum ! En plus de battre Malum, j’avais également l’intention discrète de liée nos meute par le sang. En étant frère et sœur de sang, il y aurait moins de massacre entre les meutes. Nous en étions la preuve !

     

        

    Chapitre 5 :

    L’ennemi de mon ennemie

    est mon ami

     

     

         Après deux mois de préparation et de guérison, nous étions prêts à partir. Nous n’avions rien emmené avec nous. De cette façon nous pouvions nous transformer sans avoir de problème pour le transport des affaires. Nous avions tracé notre chemin en tenant compte des points d’eau. Nous allions dormir à la belle étoile et nous chasserions pendant notre voyage. Nous devions partir pour deux bons mois. Nous n’étions pas certains de revenir. Cette bataille allait nous laisser des cicatrices. Mais nous devions essayer ! Nous n’allions plus rester les bras croisé ! Et nous n’allions plus fuir ! Je faisais un dernier au revoir à Anna, en espérant que ce ne soit pas le dernier.

     

         Notre première destination était le parc naturel régional de Lorraine. Nous devions franchir cent-cinquante-six kilomètres de montagne, de dénivelé et de vallée. De nombreux villages naissaient sur notre chemin. Que nous soyons en plaine ou en montagne, les arbres nous entouraient. Quelques villes pleines d’activités, mais toujours border par les champs. Ces champs où l’on pouvait entendre les tracteurs et les jets d’eau. On apercevait des champs de blé qui reflétaient la couleur dorée du soleil. Et les champs de maïs vert qui scintillaient. Un seul coup de vent et le champ  devenait une mer déchainer. Lorsque nous montions en altitude l’on pouvait admirer les superbes forêts de pin, d’épicéa et de sapins, aux couleurs émeraude. Dans la forêt des troncs moisi et dépérit, jonchaient le sol. On pouvait y voir quelques courts d’eau, courir sur les rochers. Le sol était tamisé de mousse comme un immense tapis vert. Des ronces et des fougères poussaient par ci par là. Des fleurs coloraient le sol de leur beauté. Les animaux nous laissaient passer sans trop oser bouger. De là où nous étions nous pouvions apercevoir des villes reliées les unes aux autres par d’immense routes de bêton. Nous traversions ainsi plusieurs kilomètres de forêt et de montagne, jusqu’à Nancy.  Cette ville était très peupler et industrialiser. La verdure ce perdait entre les nombreux bâtiments. Par chance nous avions trouvé un chemin le long de la Meurthe. Le bruit des voitures et des camions me donnait mal à la tête. L’odeur infecte de la station d’épuration des eaux à côté de laquelle nous passions, n’arrangeait rien. Le chemin finit, nous remontions sur les routes et les trottoirs. Nous finissions de traversé ces villes, trop peuplés à mon goût. Nous revenions enfin au calme de la forêt, ainsi qu’aux immenses champs. Nous nous arrêtions dans la forêt près de la ville de Saizerais. Il se faisait déjà tard. Bryan et Elias allèrent chasser pendant que mon père et moi, mettions en place un feu de camp. Ils revinrent une demi-heure plus tard avec un sanglier et deux lièvres. Ils étaient délicieux. La chaire des lapins fondaient sous la langue, tandis que celle du sanglier était plus ferme. Nous nous sommes endormies directement après avoir mangé. Nous devions nous lever tôt. Demain était un grand jour.

     

         Le soleil caressait doucement mon visage. Je réveillais Elias qui était couché contre moi, mon père et Bryan. Nous nous transformions tous. Je pouvais sentir l’odeur d’une meute qui n’était pas très loin. Nous hurlions afin de prévenir la meute de notre future intrusion. Nous attendions calmement une réponse. Un retour ce fit entendre après quelques minutes. Nous nous aventurions alors sur leur territoire. Après un quart d’heure de course, un loup se présentât à nous.  Il se transformât et se présentât. Il s’appelait William Meyer, 43 ans. Il était l’un des trois alphas se trouvant dans se parc. Les autres c’étaient également transformer. A part moi, j’étais dans la meute depuis plusieurs semaines déjà, mais j’étais toujours encore pudique. Je fermais les yeux, tandis qu’Elias le remarquât. Nous nous présentions et William nous arrêtât, pour me demander pourquoi je ne me transformais moi aussi. Je me transformais et me réfugiais dans les bras d’Elias. Ils riaient de mon comportement. Ils redevinrent sérieux. William demandât ce que nous faisions aussi loin de chez nous. Je lui expliquais tout depuis le début. Tout sur Malum, sur notre projet…Il acquiesçât et acceptât de nous rejoindre. Beaucoup des siens étaient morts sous les griffes de Malum. Et cela se reproduirait encore si personne ne faisait rien. Mais il nous prévenait tout de même que les autres n’accepteraient peut-être pas aussi facilement que lui. Beaucoup avait peur de Malum. Il connaissait les deux autres alphas du parc. Par chance, ils s’entendaient bien, cela faciliterait le dialogue. Alors peut-être que nous pouvions également les convaincre.

     

         William nous guidât à travers la forêt. Nous traversions les quelques champs qui nous séparaient du seconds territoire. William hurlât pour nous signaler. C’est près d’un ruisseau que nous rencontrions Laurent Porté, 56 ans. Il nous attendait déjà transformer et nous saluât. Il avait les cheveux légèrement grisonnants. Une barbe poivre et sel et de beaux yeux verts gris. Il avait l’air sympathique et ressemblait un peu au père noël. William nous laissât la parole, et comme plus tôt, j’expliquais le problème. Il réfléchissait pendant un long moment. Il acceptât avec un grand sourire.

     

         Et tout comme précédemment, nous traversions les champs et les forêts. En compagnie de nos nouveaux alliés. Arriver aux abords de la forêt, Bryan remarquât des traces et des odeurs inquiétantes. Laurent et William se regardèrent, inquiets. Nous ne nous sommes pas signalés à ce moment. Quelque chose clochait visiblement. Laurent connaissait l’emplacement de leur camp. Il nous conduisit à celui-ci. Une fois arrivé, nous fûmes tordus d’effrois. Le camp était ravagé ! Des traces de griffures scellaient l’endroit. Des corps lacérer et couverts de morsure gisaient par terre. L’odeur du sang prenait aux narines ! Nous entendions un gémissement rauque. Nous apercevions le troisième alpha avec qui ils cohabitaient dans le parc. Eddy Schneider, était couvert de sang et de blessures. Ses jours étaient comptés ! Nous nous approchions pour lui apporter de l’aide. Quand je reconnus une odeur presque familière. Celle de Malum ! C’était lui qui les avaient massacrés. Il fallait que cela cesse. Je pris la main d’Eddy et lui promis que je vengerais ceux qui était morts sous les coups de Malum. Il serrât ma main, me remerciât, sourit et mourut. Nous ne pouvions pas laisser les corps ainsi. Nous prenions le temps de creuser une fosse. Il n’y eu pas de funérailles. Il n’y eu pas de pleure. Il n’y eu pas de cercueil, ni même de pierre tombal. Il n’y avait que des cadavres empilés les uns sur les autres. Et toujours, les souvenirs de ceux-ci. Je m’étais promise de toujours me souvenirs de ceux que j’avais perdus.

     

         Nous devions repartir, le temps était compter. Nous reprenions la route vers le parc régional du Ballons des Vosges. Il nous restait deux alphas à récupérer là-bas. Bryan et Alexandre étaient allés leur parler pendant notre convalescence. Ils avaient acceptés de nous rejoindre. Mon père leur avaient dit que nous reviendrions les chercher au retour. Ils passeraient ainsi plus de temps avec leurs familles. Le premier s’appelait Mike Vacher, avait 42 ans. Il avait les traits tirés et les yeux vides. Ces cheveux étaient déjà gris et hirsutes. Ses mains étaient abîmées et rêches. C’était un homme plutôt simple. Contrairement au second alpha, Gabriel Lavigne, 29 ans. Sa meute n’avait pas encore été attaquée. Il avait accepté de nous suivre uniquement pour montrer aux autres qui étaient le plus fort.  Mon père m’avait prévenu que les femmes et les faibles n’étaient pas acceptés au sein de sa meute. Alors il n’accepterait probablement pas que je lui adresse la parole. Je me suis demandée comment ils avaient survécus dans sa meute avec un alpha comme lui. Mon père m’avait également dit qu’il était craint de tous ceux qui le connaissaient. Il était du genre, très colérique.

     

         Nous sommes arrivés après une journée et demie de marche dans un pré où ils s’étaient donné rendez-vous. Je reconnus Mike et me présentât. Je me tournais vers Gabriel. Il ne bougeait plus. Il me fixait. Il se mit à rougir. Je voulus le saluer en lui tendant la main. Mais il l’évitât et vint me lécher le nez à la place. Il prit ma main, s’agenouillât et la posât sur sa tête. Je me suis mise instinctivement à lui caresser les cheveux. Ils étaient doux !  Il venait de me montrer qu’il avait confiance en moi et qu’il m’acceptait. Elias n’était pas du même avis. Il récupérât ma main et m’embrassât pour monter qui il était. Gabriel se relevât, la colère était lisible dans ses yeux. Une tension était palpable entre eux. Je soupirais simplement. Il ne manquait plus que ça ! Ces deux là étaient rivaux.

     

         Après nous êtres reposer un peu et avoir mangé, nous repartions. Cette fois il nous fallait quatre jours pour atteindre notre prochaine destination : le parc naturel régional du Massif des Bauges.  Nous passions par les villes en journée et dormions dans la forêt la nuit. Nous sommes donc partis en directions de Belfort. Cette ville était magnifique ! La porte de Brisach et les ponts levis. J’adorais les anciens murs de la citadelle. Et la vieille ville. Des maisons remplis d’histoire, aux murs décrépis. Les couleurs des habitations déteintes par le temps. Les fers forgés des fenêtres et les moulures des murs. J’avais beau être un loup, j’appréciais tout de même l’art et l’histoire. La vieille ville laissât place à la nouvelle. Le bruit des écoles et des enfants y jouant me procurait un sentiment de jalousie. Nous en aurions mais ils ne pourraient pas aller à l’école. Ils apprendraient au cœur de la forêt, rien d’autre.

     

         Nous avions péniblement marchés dans la chaleur de l’été pendant dix-sept heures. Nous avions toujours les villes, les champs et les forêts qui nous entouraient. Et toujours ce soleil qui nous brûlait la peau. Arriver à Morteau nous nous enfoncions dans la forêt. Le soleil c’était couché depuis déjà une heure, mais la chaleur persistait. Nous avions tellement faim que nous nous transformions et nous mettions directement en chasse. J’avais aperçus un lapin et me mise à sa poursuite. Je le dévorais directement avant de rejoindre les autres.  Je m’endormie dans les bras d’Elias, toujours sous ma forme de louve. Je sentais ses mains caresser mon pelage. Je me sentais bien.

     

         Au petit matin, nous nous levions rapidement. Nous prenions un petit déjeuner, principalement constitué de viande de cerf. Après avoir repris de l’énergie, nous repartions. Comme à chaque fois, nous suivions les routes et les chemins. Nous passions près des rivières. Les villes et les villages défilaient. Au moins autant que les forêts. A peu près à la moitié du chemin, Gabriel se ruât dans une forêt. J’avais sentis l’odeur délicieuse d’un chevreuil. Je ne m’y trompais pas, il sortit de la forêt avec un magnifique chevreuil sur les épaules. Nous décidions de faire une pause méritée. Après une demi-heure de repas, nous reprenions notre route.

     

         A la nuit tombée nous arrivions dans la ville de Syam. C’était une tranquille petite ville où les vieilles maisons rencontraient les nouvelles. L’air y était bien plus pur quand les précédentes grandes villes. Nous nous arrêtions près de La Lemme. Là où la terre et les roches étaient aux plus près de la rivière. Comme à notre habitude nous nous ressourcions avant de dormir. Les nuits étaient fraîches par rapport aux journées ensoleillées. La nuit dans les forêts on pouvait parfois apercevoir des lucioles. Ces incroyables créatures qui s’attirent les unes vers les autres grâce à leurs lumières. Un peu comme des papillons qui sont attirés par la lumière des lampes.

     

         Le réveilles fut plus compliquer que le coucher. Nous avions encore deux jours de marche avant d’arriver. Cette fois-ci nous passions par un parc naturel régional. Celui-ci ne comptait à ce moment aucun loup. Après avoir mangé, nous repartions. Nous pouvions passer par les forêts et cela était bien plus simple pour nous. Nous suivions au mieux les rivières, les ruisseaux et autres points d’eau. Nous marchions dans l’eau dès que nous le pouvions, afin d’effacer nos traces. Nous évitions au plus les villes et villages. Préférant l’obscurité des forêts boisées et fleuries. Nous traversions les champs discrètement, histoire de ne pas énerver les agriculteurs. Nous avions la chance que lapins et sangliers ne manquaient pas sur notre route.

     

         Il y avait un grand nombre de champs. Des champs de blés, de maïs et autres. Les champs dorés me rappelaient ma première nuit avec Elias. J’en avais des frissons. Je chassais ce doux rêve de mon esprit. Nous nous enfoncions profondément dans la forêt. En passant parfois par des sentiers de marche, nous rencontrions des randonneurs. Pendant nos quelques arrêts, Elias et Gabriel, en profitaient pour se disputer, pour tous et rien. Arriver à Cinquétral nous montions dans les forêts montagneuses et les valons. Il nous arrivait de croiser des cascades. Tout près de la ville de Saint-Claude, les pentes des massifs étaient devenues raides. Il m’était parfois difficile de suivre les autres. J’étais fatiguée. Par chance, nous arrivions à Belleydoux au coucher du soleil. C’était un tout petit village très tranquille. Nous descendions au plus près de La Semine, une rivière en contre bas du village. Nous nous installions près de la berge. Je m’étalais sur un large parterre de mousse. Les autres s’occupaient de placer le feu de camps pendant qu’Elias et Bryan allèrent chercher à manger. Nous eûmes de la chance quant ils revinrent triomphant avec un cerf. Affamée, je me jetais dessus sans même attendre qu’ils le cuise. Habituellement, cela m’aurais dégouter, je n’étais pas vraiment habituer au goût de la viande crus.

     

         Alors que j’étais entrain de grignoter une côte, les autres me regardèrent bizarrement. Certes, les loups pouvaient ingérer de sept à huit kilos de viandes par repas, mais je les avais déjà dépassés. Mon père se frottât la tête en soupirant puis me demandât : « Ma chérie, je sais que ton intimité ne concerne que toi. Mais euh…comment dire…quand était la dernière fois que tu as eu tes menstruations ? » Tous le monde s’arrêtât nette. Ils se mirent à me fixer et moi, à réfléchir. Trop de choses c’était passer ces derniers temps. Je n’y avais plus pensé. Mais maintenant que j’y réfléchissais, cela faisait au moins deux mois que je n’avais rien eu. Je me mise à pleurer et tous comprirent. J’étais enceinte ! C’est vrai qu’à bien y penser, j’avais un peu de mal à rentrer dans mes vêtements depuis peu. J’avais grossie ! J’avais tous le temps faims ou envie d’aller me soulager. Elias me prit dans ces bras. J’étais heureuse et lui aussi. Son cœur battait la chamade.

     

         Après avoir traversé les nombreuses villes et montagnes qui nous séparaient de notre destination, nous étions épuisés. Une bonne nuit de sommeil ne pouvaient pas se refuser. Le lendemain matin nous nous mettions directement sur les traces des alphas. Enfin dès que mes nausées matinal seraient passé. J’avais l’impression que mon estomac allait sortir pour rejoindre le reste. Nous prenions la route après une dizaine de minute. Par chance nous tombions sur les sept alphas a peine quelques kilomètres plus loin. Ils s’étaient réunis en terrain neutre afin de parler de Malum. Ils ne nous attendaient pas mais ils n’avaient pas l’air surpris de nous voir. Je prenais la parole afin de leur expliquer la raison de notre présence, avant qu’ils ne nous attaquent. Ils avaient presque l’air soulagés. Nous nous étions présenté les uns aux autres.

     

         Le plus ancien d’entre eux s’avançât. Il s’appelait Arthur Tisserand, cinquante-neuf printemps. Les cheveux grisonnants, les yeux bleus, rider par le temps et souriant. Il avait une cicatrice à la tempe gauche. Ensuite, Ethan Lemaire, quarante-et-un ans. C’était un homme grand et souriant. Avec les cheveux blond bouclé et aux yeux verts. Le troisième avait trente-deux ans et s’appelait  Thomas Marchand. Il avait les cheveux châtains mi-long, une barbe de même couleur et de grands yeux noir. Puis Paul Tessier, quarante-sept ans, cheveux brun et court, yeux bleus et une barbe grise en ducktail. Après, il y avait Sacha, vingt-six ans. Des cheveux et des yeux bruns, une barbe taillée et deux piercings à l’oreille droite. Et pour terminé Antoine Duclos. Il avait vingt-trois ans, les cheveux brun, les yeux verts et un physique mal-soigné.

     

         Après avoir écoutés nos arguments, ils acceptèrent sans hésiter de faire partis des nôtres. Pourtant, Antoine, semblait mal à l’aise avec l’idée d’affronter Malum. Nous savions qu’il nous restait encore seize parcs à visiter. Avec  plus d’une cinquantaine d’alphas à convaincre, sans l’assurance qu’ils accepteraient. Je confirmais mes doutes à propos d’Antoine, quand celui-ci vint me voir pour me persuader de renoncer. Je savais que beaucoup avaient peur. Moi-même, j’étais effrayer, mais je n’abandonnerais pas pour autant. Aussitôt les autres avaient-ils fait leur au revoir, que nous repartions.

     

         Nous étions partis tard et nous profitions de l’obscurité de la Nouvelle lune, pour traversé plus rapidement, sous notre forme de loup, les montagnes. Nous n’étions qu’a une de kilomètres de Tignes. Là où reposait ma mère. Et je me demandais comment j’avais fait pour ne pas, rien qu’apercevoir, un seul loup. Alors que deux meutes peuplaient pourtant ce parc. Peut-être que les connaissaient sous leurs formes humaines. Elias me les décrivit en voyant que je me questionnais. Le premier s’appelait Victor, il avait quarante-trois ans. Il avait les cheveux mi-longs légèrement bouclés et noir, avec les yeux noir. Le second s’appelait Hugo Brunet, trente-six ans. Je lui demandais s’il n’était pas blond avec les yeux bruns et une barbe de quelques jours. Il me regardât et me demandât si je le connaissais. Je le connaissais ! Il nous avait aidés, ma mère et moi, à vider le camion de déménagement. C’était aussi lui qui nous avait fait visiter la ville et nous avait conseillé à l’hôtel où l’on travaillait. Elias se mit à rire. Il m’expliquât que c’était lui qui lui avait dit où me trouver. Nous nous disions qu’il fallait que l’on pense à le remercier !

     

         Une fois arrivé au pied du Mont Pourri près de la ville de Peisey-Nancroix, nous recherchions les alphas. Après deux heures de recherches et d’escalade, nous arrivions au sommet de la montagne. De là, nous apercevions la petite ville de Tignes encore plonger dans l’obscurité de la nuit. Elle semblait tranquille, endormie. A cette altitude il faisait plus frais et la neige dominait toujours. J’entendais un bruit non loin de moi. J’observais les alentours et vis un lièvre, il ne m’avait pas remarqué. Un beau lièvre d’un blanc immaculé. Je me mise à le poursuivre. Il me semât dans un virage enneigé. Mais il fut attrapé par un autre loup. Je me mise en position défensive, espérant qu’il ne soit pas l’un des acolytes de Malum. Il tournât la tête sur le côté, le lièvre dans la gueule et m’appelât par mon prénom. Je n’eu pas le temps de lui demander comment il me connaissait, qu’il se transformât.

     

         C’était Hugo ! Il n’avait pas changé depuis la dernière fois que je l’avais vu. Toujours la même tête. Il me tendit le lièvre et m’en fit cadeau, soutenant que j’en avais besoin. Il regardât mon ventre et sourit, il avait déjà compris. Je l’invitais à aller rejoindre les autres. J’entendais quelqu’un crier et me précipitât suivi par Hugo. Victor le second alpha venait d’attaquer mon père au mollet. Les autres le tenaient par terre. Lorsqu’il me vit arriver, il se mit à rire. Il s’écriât que nous allions tous mourir. Tous comme sa meute et le loup solitaire qu’il était devenu.  La signature de Malum ! Il ne nous suivrait pas. Il avait finit par devenir fou. Hugo nous emmenât quelques parts avant que nous partions. A la tombe de ma mère au Cimetière Sarde. Nous nous sommes recueillit sur sa tombe. Mon père et Bryan ne purent s’empêcher de pleurer. Mais cela leurs fit du bien, cela se voyait. Du cimetière nous nous remettions en route pour nous rendre au parc naturel régional de la Chartreuse. Nous suivions la vallée dessinée entre les montagnes, pour arriver au village de Les Marches. C’était un village paisible et vert, entouré de vignobles. Un fois arrivé, nous montions vers les faces verdoyantes d’arbres des montagnes.

     

         De là nous recherchions toutes traces des alphas. Nous tombions sur une meute de loups. Ils se mirent sur la défensive. Près à nous attaquer ! L’un d’entre eux s’avançât et nous demandât qui nous étions et ce que nous faisions ici. Nous n’avions pas eu le temps de répondre, qu’Ethan lui sautât presque dans les bras. Nous nous regardions un peu gêner. Tandis que le loup tentait de ce dégagé de lui. Ethan ce tournât vers nous en proclament que c’était un vieille ami. Il n’avait pas l’air du même avis. C’était Samuel Picot, cinquante-six ans. Un crâne dépourvu de cheveux, un teint bronzer, le visage ridé avec un air tout de même sympathique. Après quelques explications bien placées, il nous rejoignît. Le second alpha était son frère, Simon.

     

         Simon avait quarante-sept ans. Lui avait les cheveux argentés, les yeux couleurs noisettes comme son frère et était toujours souriant. Ce qui lui était toujours reproché par son frère d’ailleurs. Samuel lui expliquât la situation. Simon allait accepter, lorsque son frère l’arrêtât. Il lui demandât de rester pour s’occuper des meutes pendant leurs absences. Evidemment il n’osât pas dire que c’était en partie parce qu’il s’inquiétait pour lui. Pourtant tout le monde compris. Il acceptât en souriant. Mais il me fit promettre de lui ramener son frère vivant. Et en bon état si possible.

     

         Nous laissions Simon et partions à la recherche du troisième alpha. J’étais affamée ! Je devais tenir jusqu’à ce que nous le trouvions. Mais mon ventre décidât d’alarmer tout le monde. Et cela les firent bien rire ! Après deux heures de découverte et une demi-heure de pause, nous nous trouvions enfin sur le territoire du troisième. Adrien, qui était le plus jeune, il avait vingt-six ans. Ces cheveux étaient châtains, ces yeux verts et il avait une petite moustache. Comme les autres, nous lui dévoilions notre plan et il acceptât.

     

         Nous partions du ruisseau de Sarcenas en direction de la ville de Grenoble. Une fois arrivés, nous traversions rapidement la ville. Nous nous dirigions vers le Parc Naturel Régional du Vercors. Nous avions toujours de merveilleux paysages et de majestueuses montagnes pour nous accompagner. Nous suivions les cimes des cols et monts. Malgré le fait que les pentes soit escarpées. Nous profitions de ne croiser personnes pour utilisé notre forme de loup. Cela nous donnait un avantage physique. Nous avions également une vue imprenable sur les forêts et les villes, qui avaient l’air minuscules de là où nous étions. Il n’y avait que les bruits de la nature pour nous entourer. Pas de bruits assourdissant de voiture et autres.

     

         Après  dix-heures de marches, de courses et d’escalade, nous arrivions au parc. Celui-ci était grand et comportait sept alphas. Nous devions nous dépêcher de les trouver. Le premier était Oscar, trente-huit ans. Il avait les cheveux longs, couleur caramel, des sourcils épais, une barbe et des yeux verts émeraude. Le deuxième était Julien Bourgeois et avait trente-et-un ans. Les cheveux châtains et les yeux verts de gris. Il portait deux tatouages. L’un sûr son bras gauche représentait un aigle et l’autre dans son dos était une meute de loup qui courrait dans la montagne. Ensuite venait Noé Collin, cinquante-quatre ans. Des cheveux bruns et une barbe grisonnante. Des yeux bleus profonds creusés par de légères rides. E quatrième, Elliot Fouchet, vingt-huit ans. Un jeune homme aux cheveux de feu et aux yeux bleus. Puis, vint Tristan, un jeune alpha de vingt-sept ans, aux cheveux auburn et aux yeux bruns. Il était très attentionné, comme un grand frère.  Ensuite, Evan Chauvin, trente-trois ans.  Ces yeux étaient marrons et ces cheveux châtains étaient onduler. Et le dernier était Lucien Moreno, trente-et-un ans. Il avait un teint de sable qui faisait ressortir ces cheveux brun bouclés et ces yeux verts de gris. Tous acceptèrent de nous rejoindre. Nous étions vingt-quatre à présent.

     

         Nous n’avions fait qu’un quart du chemin. Le prochain parc était celui des Ecrins. Avant de partir nous voulions manger et dormir. Nous étions donc partis à la chasse. Il y avait un troupeau de cerfs, pas loin de nous. Nous les poursuivions sur plusieurs mètres avant dans encerclé quatre. Ils moururent en quelques coups de griffes et de dents bien placés. Nous étions tellement pris par nos victimes, que nous n’avions pas perçu son odeur. L’odeur de Malum. Lui et sa meute avait entendu parler de notre projet. Il avait dût menacer l’un des alphas qui ne nous avait pas suivi. Sa meute nous avait cernés. Ils n’étaient beaucoup plus nombreux que nous, mais nous n’avions aucune chance s’il décidait de nous attaquer en cet instant. Alors j’essayais d’engager une conversation.

     

    « Pourquoi fait tu cela, Malum ? Pourquoi tuez tes semblables ?

     

    - Demande donc à ton père ! Il pourrat peut-être te répondre.»

     

    Mon père s’avançât tout en grognant. Je me mise devant lui pour l’arrêter.

     

    « Tu devrais te demander si tu es du bon côté.

     

    - Ils sont ma famille !

               

    -Des traîtres ! Voilà tous ce qu’ils ont ! Le père de ton enfant est le premier. Tu ne lui a pas dit, Elias ? Notre petit secret ! Ta trahison ! Envers ta meute, la femme que tu aime, ton enfant et …moi ? Tu n’es qu’un traître à tes semblables ! Vas-y, dit-lui ce que je t’avais demandé de faire.

     

    - De quoi est-ce qu’il parle Elias ?

     

    - De rien ma chérie !

     

    - Oh, mais ce n’est pas rien, voyons ! En fait je lui avais demandé de te tuer et de détruire ton clan.

     

    - Ce n’est pas vrai ! Dit moi qu’il ment, Elias.

     

    - Qui ne répond pas, consent. Mais bon, libre à vous de garder un traître à vos côtés.

     

    - June, je n’avais pas le choix.

     

    - Tait-toi ! Je ne veux plus t’entendre. »

     

         Je me mise à courir dans les bois, sans m’arrêter, sans vraiment faire attentions au fait qu’Elias et mon père se disputaient. Quand je fus calmé, mes larmes s’écoulèrent d’elles-mêmes. Mon père me rejoignit et me convainquît de continuer. Nous rattrapions les autres. Malum et Elias était partis. J’étais tout à coup épuiser. Je tombais de sommeil dans les bras de mon père. J’entendis à peine quand il ordonnât aux autres de ce reposés. Dans mon sommeil, je pus sentir l’odeur d’Elias. Ce doux parfum  me réveilla. Je vis alors une feuille de papier poser près de ma tête. Il faisait nuit, je ne savais pas pendant combien de temps j’avais déjà dormis. Je pris la feuille et la dépliât. C’était l’écriture d’Elias.  Je voulus jeter la lettre par colère. Mais me résolus bien vite à lire.

     

         « June, mon amour, pardonne moi !

     

    J’aurais dût te parler de tous ceux-ci plus tôt et moi-même. Mais j’avais peur ! Je n’avais jamais aimé quelqu’un avant toi. Il y a environs deux ans, Malum à menacer mon père et la meute de les tuer. Je l’ai convaincu de ne pas le faire en échange de mes services. Alors il m’a parlé de toi et de ta sœur. Il m’a demandé de vous tuer. A l’époque, j’y voyais une opportunité de me venger de ton père tout en sauvant la meute. Alors j’ai accepté ! Je me suis mis à votre recherche, et je vous ai trouvé, au parc national de Nahanni au Canada. Ton père  était arrivé avant moi et avait put sauver ta sœur. Mais tu étais toujours là. Quant je t’ai vu pleurer pour ta sœur, je n’ai pas put te tuer. Tu étais tellement belle et forte. Je suis tombé amoureux de toi. Je t’ai suivi plusieurs jours durant, avant de finalement retourner auprès de la meute. Mais, Malum m’attendait. Je me suis enfuit espérant l’attirer vers moi et sauver la meute. Je pensais avoir réussi à le semer. Mais il me rattrapât à Tignes. Il s’agit de la première fois où tu l’as vu. C’est pour cette raison qu’il m’appelât traitre en voyant que je te protéger. J’ai vécu de merveilleux moments à tes côtés. Et j’ai eu la chance  d’espérer être meilleur que ce que je fut toute ma vie. Tu m’as offert un enfant. Alors je vous offrirais un avenir.

     

    PS : Ton père doit t’expliquer pour Malum.

    Je t’aime de tout mon cœur.  Adieux. »

     

    En lisant ces derniers mots, mon cœur s’emplis d’une ardeur nouvelle et mes yeux de larmes. Je me sentais honteuse. Je l’avais rejeté mais il continuait de m’aimer. Comment avais-je pus douter de lui ? Je réveillais mon père afin qu’il m’explique. Je lui montrais la lettre. Il l’a lut puis soupirât.

     

    « Très bien je vais tout t’expliquer ! Malum est également mon frère, ce qui fait de lui ton oncle. Autrefois, Malum, Bryan et moi-même étions inséparable. Mon père était l’alpha de la meute. Il était respecté de tous. Il se faisait vieux et voulait me laisser sa place. Mais j’ai rencontré ta mère. Bryan et moi nous disputions de plus en plus souvent. Il disait je l’a monopolisait. Malum me détestait un peu plus chaque jour. Mon père avait un esprit de conservation des règles et de l’espèce. C’est pourquoi l’on ne s’attendait pas à grand-chose quand je lui avais présenté.  Nous étions tous surpris lorsqu’il l’acceptât. Il disait que tant que l’on s’aimait tous les deux. Alors tous irait bien. Mais à cause des vieilles traditions et règles, beaucoup ne l’acceptèrent pas. Malum en faisait partis. Il ne faisait rien à cause de notre père. Mais quand ta mère est tombée enceinte de toi, il ne le supportât plus. Il voulut quitter la meute. Notre père voulut l’en dissuader. Mais ils eurent une violente dispute. Malum était fou de rage. Il perdit le contrôle de lui-même et tuât notre père. Ensuite il s’autoproclamât alpha de la meute. Ta mère et moi avons décidé de partir loin. Nous pensions être partis assez loin. Mais cette histoire nous rattrapait. Alors j’ai jugé bon de déplacer la meute  loin de vous. Pour vous éloigner du danger. Il a dut demander à Elias de vous retrouver plusieurs années plus tard en ne sachant pas où vous étiez. Elias à dut partir pour mettre fin à tout cela. Ou au moins essayer. Ecoute, June, mon père n’a jamais été tendre avec Malum. Il lui refusait tout. Il devait constamment s’améliorer pour avoir ne serais que son attention. Son cœur à finit par se fermer à l’amour. Et à moi. Bryan et moi étions les préférer de notre père, alors il nous déteste sache le. Tu ne pourras pas faire grand-chose pour lui.  Ta mère avait tenté de le convaincre qu’elle n’était pas son ennemie. Mais ca ne changeât rien. June, tu as sa beauté et me force. Tu seras la meilleure des alphas. »

     

         Après cette révélation, je savais qu’aimer Elias n’était pas une erreur comme je le pensais quelques minutes auparavant. Je ne pouvais pas me résoudre à tuer Malum. Ce n’était pas dût au fait que c’était mon oncle, mais plutôt à cause de ce qu’il avait vécu. Il n’avait jamais pût être qui il souhaitait. Il avait été obligé de suivre les règles et de taire. La jalousie avait glacé son cœur. Alors avant de tuer qui que se soit, je devais tenter de le résonner. Les morts ne s’effaceraient pas mais ils ne reviendraient pas non plus. Je voulais au moins essayer.

     

         Nous n’étions pas encore assez nombreux. Nous devions nous préparer à la bataille, même si l’éviter était mon but. Il ne voudrait peut-être pas m’écouter après tout. Nous abandonnions l’idée de visiter les treize parcs restants. Nous n’avions plus le temps. Par chance deux de ces parcs étaient à proximité, nous allions en profiter.  Nous nous dirigions vers le parc national des Ecrins. Nous espérions que les derniers alphas accepteraient également. Nous parcourions rapidement les quelques kilomètres qui nous séparaient. Une fois arriver, c’est facilement que nous trouvions les trois alphas.

     

         Le premier, Léon, avait cinquante-huit ans, les cheveux noir rasés, une barbe abondante et des yeux gris. Le second, Gilles Renard, avait vingt-huit ans. Il était svelte et de taille moyenne, avait les cheveux blond et les yeux bleus gris. Puis le troisième, Max Pinson, trente ans. Les cheveux bruns foncés et les yeux marron jaune. Chacun acceptât ! Nous nous remettions pratiquement immédiatement en route. Cette fois, nous nous dirigions vers le parc naturel régional du Queyras. Après vingt kilomètres et quatre heures de marche intensive, nous y étions. Seul deux meutes peuplaient ses terres. Nous y trouvions le premier près de la ville d’Arvieux. Il s’appelait Vincent Schmitt et avait quarante-neuf ans. Il avait des cheveux et des yeux gris avec une barbe sel et poivre. Le deuxième était près de Saint-Véran. Il se nommait Florian et avait trente-deux ans. Il avait un teint d’ivoire, très pâle, les cheveux blonds et les yeux verts dorés. Ils acceptèrent avec le soulagement de tous. Nous pouvions à présent nous diriger vers le repère de Malum.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapitre 6 :

    Déterminer l’avenir

     

     

        Il vivait encore au même endroit qu’autrefois, en Suisse, au parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut. Il se trouvait à soixante-dix kilomètres de marche de notre position. Nous pouvions y être en cinq jours. Nous devions prendre notre temps pour éviter de nous fatiguer. Juste avant de partir je devais leur parler. Je me mise sur un rocher un peu en hauteur. Ils me regardèrent tous, intriguer.

    « Dans cinq jours, aucun de nous ne pourra faire marche arrière. Nous nous battrons pour ceux que nous aimons. Vous savez qu’il y aura des pertes. Certains d’entre nous ne reviendront peut-être pas. Même en sachant que vous avez choisi de nous suivre dans cette guerre, je ne peux pas vous forcez à continuer. Si l’un d’entre vous désir partir, qu’il le fasse, personne ne l’en empêcheras. Sachez également, que Malum est mon oncle. Malgré toute la haine que vous pouvez ressentir à son égard pour ses actes de barbarie, je m’occuperais personnellement de lui. Je vous remercie tous d’avoir accepté d’être à nos côtés. Et je suis désolée de vous avoir embarqué dans cette bataille. Je sais que ce n’est pas facile. Nous sommes tous loin des êtres qui nous sont chère.  Mais je vois ici une nouvelle famille. Et nous sommes bien plus forts que Malum à présent. Nous avons une chose que lui n’a pas : l’amour.

    Tous me félicitèrent pour mon discours.

     

        Nous remontions vers le parc de la Vanoise. Nous longions les montagnes et les villes. Nous progressions lentement par ma faute. J’avais constamment des nausées. Mon père nous guidât à travers les sinueuses montagnes et nous emmenât en haut du Vanil Noir. C’étai à partir de là que s’étendait le territoire de Malum. Nous faisions attentions de ne croiser aucun loup. C’est dans les forêts boisés que nous le dénichions.

     

        Malum nous riait au nez. Sa meute le rejoignit bien vite. Ils jetèrent Elias à nos pieds. Il était écorché. Son sang avait sécher sur son pelage. Sa respiration était saccader et bruyante. La rage me montât au ventre. Malum tournât les talons et se mit à courir. Je le poursuivais, Je ne pouvais pas le laisser faire ce qu’il voulait. Notre poursuite nous menât en haut d’une falaise qui surplombait l’endroit où l’on était un peu plus tôt. Nous pouvions voir les meutes qui avaient commencés à s’affronter. Face à face, se mordant et se déchirant les chaires. La lutte s’annonçait difficile. L’odeur du sang était présente. Malum me demandât d’abandonner et de me soumettre. Mais c’était hors de question. Pourquoi voulait-t-il autant se battre ? Je compris à ce moment ! Que personnes  ne pouvait le sauver. Pas parce qu’il ne pouvait pas l’être. Mais parce qu’il ne le voulait pas. Il voulait se venger de tous le monde. Je devais nous débarrasser de lui, c’était la seule façon.

     

        Je fis l’erreur de regarder les meutes. Il profitât de mon inattention pour me sautât à la gorge. Je gémis de douleur. Je me tournais vivement et réussi à lui attraper la joue. La peau y était tendre et c’était douloureux. Je lâchais sa joue pour m’attaquer à son museau. Je le blessais en y enfonçant mes crocs. Je le dominais et l’affaiblissait. Je pus l’immobiliser. Je m’attaquais ensuite à son épaule J’affirmais mon pouvoir et mon autorité. Il me mordit la patte avant. Puis me mordit au cou et au visage. Il me secouât la tête pour me déstabiliser. Je me dégageais de son emprise en frappant son épaule précédemment blessé avec ma patte. Je repris l’avantage. Je le retournais et bondi sur sa patte arrière. Il gémit à nouveau de douleur. Il s’effondrât ! Blesser jusqu’au sang. Je me jetais sur lui. Il me repoussât avec ses pattes. Je me retrouvais à terre. Il plantât ses crocs dans on dos. Il me trainât jusqu’au bord de la falaise. Je me ressaisi ! J’attrapais sa queue et la tirât afin qu’il me lâche. Ce qu’il fit en hurlant. Nous étions à quelques centimètres de la falaise. Je frappais sa patte déjà blessé. Il fut déstabilisé. Il titubât et tombât de la hauteur. Il atterri au pied des deux meutes. Elles avaient cessés de se batte. Je me tenais en haut du mur escarper. Victorieuse ! J’hurlais pour annoncer sa mort. Malum était mort !

     

        La meute de Malum pris la fuite. Je redescendis calmement, triomphante et blesser. Les alphas étaient blesser mais tous allait bien. Leurs entailles étaient peu profonde ce qui n’était pas le cas pour Elias et moi. Nous fument soigner. Aucun mort n’avait été déploré. A part Malum. Nous devions nous reposer quelques jours avant de repartir. Nous en profitions pour fêter notre victoire. Pendant trois jours nous mangions et chantions. Mais l’heure du départ approchait et l’heure des au revoir avec. Elias c’tait réveiller au bout d’une journée de sommeil. Il c’était mille fois excuser pour la faute qu’il avait commise. Mais il fut vite pardonner par tout le monde. Pour moi, c’était peu important, je savais qu’il m’aimait et c’était tous ce qui comptait. J’avais eu peur de le perdre. Mais il était à mes côtés. Tous le monde était vivant. Que personnes n’est plus à pleurer un mort, stupidement du moins. Mais nous devions encore parler de l’avenir.

     

        C’est Bryan qui ouvrit le sujet. Il proposait un accord de confiance entre les meutes, pour que nous ne nous battions plus inutilement entre nous. Si l’un d’entre nous aurait des problèmes, il devrait simplement en parler. Ainsi, il serait plus simple de trouver une solution. Tous le monde était d’accord, à condition que l’on se réunisse tous une à deux fois par ans en terrain neutre. Il fallut que mon père propose d’élire un chef de cérémonie. Ils furent tous entendu pour dire que je serais le chef parfait. Nous fixions les dates de cérémonies et tous signèrent de vivent voix. Je les remerciais tous de me faire confiance et de c’être battus à nos côtés. A notre tour, nous allions reprendre notre route.

     

        Il nous fallut quatre jours pour parcourir le chemin de retour. Nous étions passés directement par la Suisse. Puisque nous y étions, autant profiter des paysages. A peine nous étions arriver au abord e notre territoire, que la meute nous sautait dans les bras. Cela faisait un mois que nous étions partis, et, pas une seconde, je n’avais pensé revenir saine et sauve. C’était avec une grande joie que nous annoncions notre victoire ainsi que ma grossesse. Tous furent heureux ! Ils étaient enfin libérés de l’emprise de Malum et un enfant était attendu.

     

        Les six mois suivant furent rythmés par les rires et la joie. Mais l’heure était bientôt venue pour moi de m’être bas. Je dormais avec ma sœur, jusqu’au moment tant espéré. Elias dormait devant la grotte en attendant. C’est en pleine nuit que de violentes contractions me firent hurler de douleur. Ma sœur se réveillât. Le travaille venait de commencer. Je pouvais entendre  la meute s’affoler et se réunir devant la grotte, attendant. C’est après une heure de dur labeur, que j’accueillis la petite boule dans mes bras. Ma sœur sortit de la caverne et leur annonçait que c’était une fille. J’entendais la meute crier de joie. Elias rentrât et s’allongeât à mes côtés. La petite venait de s’endormir et j’allais bientôt la retrouver. Je voulais la nommer avant de rejoindre Morphée. Nous y avions longuement réfléchi. Nous avons donc décidé de l’appeler Cristal.

    « Dit, Maman, est-ce qu’un jour je tomberais amoureuse moi aussi ?

    - Bien sûr ma chérie ! Tu tomberas amoureuse d’un homme extraordinaire, j’en suis certaine.

    - Maman ?

    - Oui ma chérie ?

    - Je vous aime, Papa et toi !

    - Nous aussi on t’aime ma puce !


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